Oser l'entrepreneuriat en RDC, mode d’emploi !

 

Speaker, motivateur, influenceur du web, jeune entrepreneur, à Kinshasa, les jeunes sont sur toutes les frontières. Objectif : ne pas rater le train de l’entreprenariat. Pourtant, sur le terrain, il faut surmonter, vaincre toutes sortes des difficultés dont l'allègement des taxes, l'amélioration de la qualité de débit internet.

"<em>Oser l'entrepreneuriat en RDC</em>", le livre publié par deux Congolais tente d’encourager les jeunes "<em>d’écrire une nouvelle histoire économique et sociale du continent africain</em>."

<b>En </b><b>165 pages imprimées, Kwilu Muyumbu et Eugène Kandolo signent : Oser l'entrepreneuriat en RDC. </b>Coup de pouce pour les jeunes entrepreneurs congolais ? Ligne de conduite ou mode d’emploi ? En tout cas, ceux qui ont lu ce livre publié à la fin de l’année 2017 considèrent que ses écrits motivent  exactement à oser l'entrepreneuriat en RDC.  Pour Eugène Kandolo, l’un des auteurs du livre, "<em>cette publication est un débat ouvert sur la condition d'émergence d'une génération de rupture</em>."

De nos jours, huit jeunes sur 10 veulent se lancer dans l’entreprenariat au Congo. Les plus jeunes ont encore du mal, car à la sortie de l’école, sans expérience professionnelle, sans économie, ce n’est pas toujours évident de convaincre une banque pour avoir un crédit.  Eugène Kandolo estime que les raisons de la publication du livre sont avant tout poussées par l’envie d’encourager la jeunesse : " <em>Dans mon élan de transmettre de l'énergie positive à la génération actuelle, le choix de mes titres est dicté par le souci de donner aux contemporains de rêver en rose et de se donner les moyens de croire en eux tout en étant réalistes</em>. "

<b>Quel est l'élément essentiel pour "déclencher" une société congolaise où les jeunes entrepreneurs vont mieux contribuer au développement du pays ? </b>

Eugène Kandolo dit avoir  la réponse ! Selon ce diplômé de l'Ifasic (Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication), "<em>avant de parler de comment les jeunes entrepreneurs vont contribuer au développement du pays, il faut admettre que l'entrepreneuriat des jeunes reste la seule piste pour espérer avoir une classe moyenne</em>". Et d'ajouter : " <em>Longtemps nous avons eu l'illusion de croire que la Miba, la Gecamines, l'Onatra constituaient des viviers d'une classe moyenne, et puis c'est la vague des ONG internationales avec quelques salaires de 4 chiffres ou encore les banques qui obligent les minimes échantillons des jeunes qui y travaillent à être en veste. Rien de tout cela peut constituer une véritable et stable classe moyenne dans la dynamique du développement durable</em>."

<b>Débit Internet, un vrai casse-tête pour les entrepreneurs </b>

Plusieurs activités lancées par les entrepreneurs dépendent d’internet aujourd’hui. Pourtant les autorités congolaises n'hésitent pas à couper internet lors des manifestations contre le pouvoir de Kinshasa. Ce qui dessert beaucoup de jeunes qui s’investissent pour la réussite de leur business. Eugène Kandolo, lui, pense que "<em>ceux qui dirigent ne s’informent pas sur les vraies questions de la jeunesse et de leur code parce qu’ils pensent que la jeunesse a tout à apprendre d’eux. Il faut créer un cadre réel d’échange et de partage entre les prétendants solutionneurs et les jeunes entrepreneurs</em>."

<strong>Eugène Kandolo</strong> :
<blockquote>Voilà pourquoi l'entrepreneuriat des jeunes doit être encadré et jouir d'un leadership fédérateur qui a une vision réelle de redressement du pays en vue de professionnaliser des AGR et autres activités embryonnaires de réflexe de survie en des vrais startup professionnels. Ceci passerait par l'allègement de taxes, l'amélioration de la qualité de débit internet (beaucoup de jeunes développent des activités en ligne), etc.”</blockquote>
<b>AKA</b>