Le parc des Virunga a annoncé, ce mardi 27 octobre, une nouvelle naissance au sein de la famille Bageni de gorilles de montagne. Selon le parc, Uweko a donné naissance à une petite femelle, lors d’un événement observé par les équipes de terrain et les pisteurs communautaires.
Il s’agit de la première naissance documentée d’Uweko, âgée de 11 ans et désormais considérée comme une femelle adulte. Cette nouvelle venue porte à cinq le nombre de naissances enregistrées dans la famille Bageni depuis janvier 2026.
Avec cette naissance, la famille compte désormais 62 individus et demeure la plus grande famille de gorilles de montagne suivie dans le parc. Dans le secteur Mikeno, cette naissance constitue la 18e enregistrée depuis le début de l’année.
La semaine dernière, le parc avait déjà annoncé la naissance d’un gorille de montagne mâle au sein de la même famille. Le petit est né le samedi 17 octobre de Ruzuzi. En janvier dernier, la famille Bageni avait également connu une naissance gémellaire, un événement rare chez les gorilles de montagne.
Espèce menacée, le gorille de montagne dépend notamment de la protection de son habitat, de la lutte contre les pressions humaines et de la poursuite des activités de conservation.
Situé dans l’est de la République démocratique du Congo, à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, le Parc national des Virunga couvre environ 7 800 km² dans la province du Nord-Kivu. Créé en 1925, il est la plus ancienne aire protégée d’Afrique et figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Depuis plusieurs années, les conflits armés dans l’est de la RDC perturbent les activités de conservation dans certaines parties du parc. Malgré ces contraintes, les équipes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) poursuivent le suivi de la faune et les efforts de protection de cet espace naturel.
La population mondiale des gorilles de montagne était estimée à plus de 1 000 individus à la suite de recensements réalisés dans leurs habitats. Dans le massif des Virunga, les estimations publiées en 2021 faisaient état d’environ 350 individus.
Josué Mutanava, à Goma