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Enfants et conflits armés: à l’ONU, la RDC insiste sur l’intégration de la protection de l’enfance dans les accords de paix

70ᵉ session annuelle de la Commission de la condition de la femme

La République démocratique du Congo continue de subir de plein fouet les conséquences des conflits armés sur les enfants. Sa représentante permanente adjointe auprès des Nations Unies, l’ambassadrice Jocelyne Kabengele Lukundulu, l’a indiqué lundi 26 octobre lors de la 10 251e séance du Conseil de sécurité avec comme thème « Les enfants et les conflits ».

La diplomate congolaise a présenté les avancées de son pays en matière de protection des enfants et appelé à combattre l’impunité ainsi qu’à intégrer cette dimension dans les accords de paix. 

« La situation sur le terrain demeure préoccupante. L’expérience congolaise confirme que la protection de l’enfance doit être intégrée dans la conception des cessez-le-feu, des accords de paix et des mécanismes de justice transitionnelle. La libération des enfants, leur réinsertion durable et la protection des écoles doivent être des priorités incontournables. La République démocratique du Congo souligne également l’importance de renforcer les mécanismes d’alerte précoce et de documentation des violations, y compris grâce aux nouvelles technologies, tout en garantissant les droits et la sécurité des enfants », a déclaré l’ambassadrice Jocelyne Kabengele Lukundulu.

Elle a réaffirmé le soutien de son pays au mandat des Nations Unies et appelé à redoubler d’efforts pour prévenir les violations, combattre l’impunité, préserver l’accès à l’éducation et renforcer les capacités nationales de protection.

« La protection des enfants dans les conflits armés est une obligation juridique, un impératif moral et une condition essentielle d’une paix durable. La République démocratique du Congo réaffirme son soutien au mandat des Nations Unies et appelle à redoubler d’efforts pour prévenir les violations, combattre l’impunité, préserver l’accès à l’éducation et renforcer les capacités nationales de protection ».

Depuis le rapport historique de Graça Machel en 1996, suivi des résolutions 51/77 et 1612 de 2005, le mandat s’est doté de mécanismes essentiels de surveillance et de responsabilisation, a-t-elle rappelé dans son discours.

« Ces efforts ont notamment contribué à la libération de plus de 220 000 enfants et à la conclusion de 38 plans d’action. Ces acquis doivent toutefois se traduire par une protection effective sur le terrain. Par ailleurs, la République démocratique du Congo salue l’adoption, la semaine dernière, de la résolution 2832 sur le numérique », a affirmé la diplomate.

Ces assises se sont tenues dans un contexte où la persistance des violences dans l’Est du pays démontre l’ampleur des défis qui restent à relever en République démocratique du Congo face à l’agression rwandaise à travers la rébellion de l’AFC/M23, devenue le Front pour la refondation de la nation (FRN), qui continue de détériorer la situation sécuritaire et humanitaire et d’occuper de vastes pans des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.

À cela s’ajoute le statu quo observé dans les initiatives diplomatiques, notamment celles de Washington et de Doha, qui, malgré des avancées sur le papier, peinent à produire les résultats escomptés. Les appels se multiplient aux niveaux international, régional et continental pour exhorter chaque partie à honorer ses engagements

Clément MUAMBA