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RDC: la C64 relance l’appel à la décrispation politique et à l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violences lors des manifestations de l’opposition

Sesanga, Kabund, Fayulu et Epenge lors de la marche de C64

En République démocratique du Congo, la Coalition C64 réitère son appel à la décrispation politique, à la fin des arrestations arbitraires, des intimidations et des entraves aux activités politiques pacifiques, ainsi qu’au retour des exilés politiques. 

Dans sa déclaration sur les libertés publiques et la défense des victimes, rendue publique, à l’issue de deux jours de travaux du lundi 26 au mardi 27 octobre 2026, à Rome en Italie, cette organisation politique de l’opposition réclame également la libération de Marley Vuvu, de Prince Epenge et de Stéphane Shiso, ainsi que l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violences dénoncées lors des manifestations et sur l’assassinat de Manassé Lomboto.

« La C64 appelle à la décrispation de la situation politique. Elle exige la cessation des arrestations arbitraires, des intimidations, des entraves à l’activité politique pacifique, le retour des exilés, la cessation des procès politiquement motivés ainsi que la libération des personnes arbitrairement détenues pour leurs opinions ou leur engagement civique. Elle rappelle l’interdiction des milices privées prévue à l’article 190 de la Constitution, en exigeant en particulier la dissolution de la milice du parti au pouvoir, “Forces du progrès” », ont indiqué les membres de la coalition.

Pour cette coalition, composée notamment de Martin Fayulu, Delly Sesanga, Augustin Matata Ponyo, Jean-Marc Kabund-a-Kabund et Moïse Katumbi, la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo ne saurait justifier la suppression générale des libertés d’expression, de réunion et de manifestation.

« La C64 réitère sa demande d’enquêtes indépendantes et crédibles, notamment internationales, sur les violences dénoncées lors des manifestations du 12 juin et du 15 septembre 2026, ainsi que sur l’assassinat de Manassé Lomboto. Les faits et les responsabilités doivent être établis par une justice impartiale ; les victimes et les témoins doivent être protégés, et les préjudices réparés. La Coalition C64 exige la libération, sans délai, de Marley Vuvu, de Prince Epenge et de Stéphane Shiso ». 

Ces assises de Rome ont coïncidé avec l’adoption à l’Assemblée nationale, de la proposition de loi portant organisation et encadrement du référendum en République démocratique du Congo. Cette initiative continue de diviser la classe socio-politique congolaise, certains accusant Tshisekedi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat, une interprétation rejetée par les autorités du pays qui justifient leur démarche par la volonté de renforcer les institutions.

Parallèlement, ces assises interviennent après la mutation de la rébellion de l’AFC/M23 appuyée par le Rwanda en Front pour la refondation de la nation (FRN) dirigé par l’ancien président de la République, Joseph Kabila, qui prône le renversement du pouvoir, y compris par la force.

Clément MUAMBA