La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a effectué, lundi 19 octobre, une visite d’inspection au Centre intégré des services multisectoriels (CISM) Mère et Enfant de Ngaba, à Kinshasa, afin d’évaluer les conditions de prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre (VBG).
Au cours de cette visite, la ministre a insisté sur la nécessité d’un accompagnement qui ne se limite pas à la dénonciation des violences et à la poursuite des auteurs, mais qui intègre également les soins médicaux, l’assistance juridique et judiciaire ainsi que la réinsertion socio-économique des victimes.
« Il ne suffit pas seulement de dénoncer ou d’arrêter le violeur, il faut aussi réhabiliter la victime », a-t-elle déclaré, saluant le travail réalisé par les équipes du centre et réaffirmant le soutien de son ministère.
Cette démarche s’inscrit dans les priorités du gouvernement pour la période 2025-2027 en matière de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre.
Plus de 2 800 victimes prises en charge depuis 2018
Le médecin-directeur de l’Hôpital général de référence Mère et Enfant de Ngaba, le Dr Moke Manda Hervé, a indiqué que le CISM avait pris en charge 2 874 victimes depuis 2018. Parmi elles figurent notamment des jeunes filles mineures orientées vers le centre par des sous-commissariats de police et différentes institutions judiciaires.
Selon le médecin-directeur, les services proposés aux bénéficiaires sont gratuits. Il a toutefois attiré l’attention sur plusieurs difficultés auxquelles la structure est confrontée, notamment l’insuffisance des infrastructures et les irrégularités dans le versement des avantages sociaux de certains prestataires.
Ces contraintes soulèvent la question des moyens nécessaires au fonctionnement durable des structures chargées d’accompagner les survivantes des violences basées sur le genre.
Des équipements médicaux annoncés pour l’hôpital
En marge de son inspection, Micheline Ombae Kalama s’est rendue au service de pédiatrie, où elle a réglé les factures d’enfants hospitalisés et remis des pagnes à leurs mamans.
La ministre s’est également engagée à doter l’hôpital d’un échographe 3D moderne et d’un capteur plan complet, à la demande du responsable de l’imagerie médicale, Banza Kissala Kiss.
Cette visite met en lumière les enjeux liés au renforcement des capacités des structures de santé et de prise en charge des survivantes des VBG.