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Perquisitions en Belgique visant l'entourage de Félix Tshisekedi: « Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge », affirme Maxime Prévot

Maxime Prevot

Alors que la question a semblé refroidir les relations bilatérales entre Kinshasa et Bruxelles pourtant correctes et bien établies depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême, le chef de la diplomatie belge Maxime Prévot, a fermement rejeté tout lien entre les récentes perquisitions menées en Belgique dans le cadre d’une procédure judiciaire visant des membres de l’entourage du président congolais. 

Dans un message porté devant la presse depuis la Belgique ce mercredi 21 octobre, Maxime Prévot a dénoncé une campagne de désinformation susceptible de fragiliser les relations bilatérales entre les deux pays.

« Et puisque certains ont cru bon d’établir un lien entre des perquisitions récemment menées par la justice en Belgique et notre position sur la situation dans l’Est de la RDC, je veux affirmer ici, avec force et toute la clarté nécessaire, qu’il n’y a absolument aucun lien entre les deux. Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge, contrairement à certaines rumeurs aussi infondées que grotesques », a-t-il déclaré.

D’après le chef de la diplomatie belge, cette démarche judiciaire n’est soumise à aucune influence politique du gouvernement belge. Dans ce cadre, le chef de la diplomatie belge estime ne pas avoir à commenter les initiatives judiciaires en cours. Il a toutefois exprimé ses préoccupations face à l’utilisation politique qui pourrait être faite de ces événements.

« L’œuvre de justice en Belgique est totalement indépendante de toute influence de l’exécutif. Et je n’ai donc pas à me prononcer sur ces initiatives, même si, en ma qualité de ministre des Affaires étrangères, je peux regretter l’interprétation qui en est faite par certains pour servir leur narratif hostile, vraisemblablement destiné à saper la solidité des relations bilatérales entre la République démocratique du Congo et la Belgique », a affirmé M. Prévot.

Outre la question judiciaire, Maxime Prévot a dénoncé la circulation de nombreuses informations qu’il considère comme infondées, notamment sur les réseaux sociaux. Le ministre s’est dit préoccupé par la multiplication des affirmations spéculatives et des théories du complot autour de cette affaire.

« Je souhaite également mettre en garde contre le niveau particulièrement préoccupant de désinformation auquel nous assistons actuellement. J’ai vu circuler sur les réseaux sociaux de nombreuses assertions fantaisistes, parfois ouvertement complotistes. Ce phénomène est loin d’être anodin. Il produit des effets bien réels et semble contribuer à la diffusion de discours de haine, ce qui est profondément préoccupant et doit être combattu avec la plus grande fermeté ».

Malgré les controverses suscitées par les perquisitions, le ministre belge a tenu à réaffirmer l’importance des relations entre la Belgique et la République démocratique du Congo. Il a insisté sur la volonté de Bruxelles de préserver un partenariat fondé sur la confiance, tout en mettant en garde contre les tentatives de manipulation de l’opinion publique.

« Je réaffirme, pour conclure, l’excellence de nos relations avec la République démocratique du Congo, la volonté inébranlable de la Belgique de les maintenir à un haut niveau de confiance et de lutter contre la désinformation qui nuirait à nos relations aussi historiques que sincères », a assuré le chef de la diplomatie belge.

Cette sortie du chef de la diplomatie belge intervient à la suite des perquisitions menées en Belgique contre des membres de l’entourage de Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo soupçonnés de plusieurs faits présumés notamment de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux. Du côté de l’UDPS, la famille politique de Félix Tshisekedi rejette ces accusations et considère cette démarche comme une campagne de déstabilisation visant Félix Tshisekedi, menée selon elle, en complicité avec Kigali, certains opposants congolais et certains responsables officiels belges.

Clément MUAMBA