L’Alliance Nationale des Fédéralistes Kyunguiste (ANAFEK) se positionne en faveur du dialogue national annoncé par le président de la République, Félix Tshisekedi. Pour cette formation politique, cette initiative constitue une opportunité de favoriser le rapprochement entre les Congolais et de rechercher des solutions aux défis qui affectent la République démocratique du Congo.
Prenant la parole lors d’un point de presse tenu ce jeudi 10 septembre à Lubumbashi, le président de l’ANAFEK, Lolo Lawrence Kyungu, a réaffirmé l’adhésion de son parti à cette démarche présidentielle. Il estime que le dialogue peut contribuer à créer un cadre propice aux échanges autour de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l’État.
Cette position s’appuie notamment sur le discours prononcé le 27 août dernier par Félix Tshisekedi, au cours duquel le chef de l’État avait annoncé l’ouverture d’un dialogue national placé sous le signe de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l’État.
Pour Lolo Lawrence Kyungu, plusieurs orientations données par le président de la République traduisent une volonté de privilégier l’unité nationale et la solidarité entre les différentes composantes du pays.
« C’est à ces deux citations importantes que notre cher parti, l’ANAFEK, l’Alliance nationale des fédéralistes kyunguistes, a souscrit à cette démarche prise par notre haute autorité politique », a déclaré le président de cette formation politique.
Au-delà de son soutien de principe, l’ANAFEK entend également inscrire cette démarche dans les réalités locales. À Lubumbashi et plus largement dans le Haut-Katanga, le parti dit vouloir accompagner les initiatives susceptibles de favoriser le dialogue, la cohésion et le rapprochement entre les communautés.
Pour Lolo Kyungu, le dialogue national ne devrait donc pas se limiter aux échanges entre acteurs politiques à Kinshasa. Il doit également, selon lui, permettre de renforcer la confiance entre les différentes composantes de la société et de favoriser une dynamique nationale autour de la paix.
L’ANAFEK considère ainsi l’initiative présidentielle comme un cadre pouvant permettre aux Congolais de discuter des difficultés qui se posent au pays et de dégager des pistes susceptibles de contribuer à sa stabilité.
Cette déclaration intervient alors que le processus de dialogue annoncé par Félix Tshisekedi suscite des réactions au sein de la classe politique et de la société congolaise. Le chef de l’État avait indiqué que cette démarche devait notamment viser la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État.
À Lubumbashi, l’ANAFEK choisit donc de se ranger derrière cette initiative, appelant à faire du dialogue un instrument de rapprochement et de recherche des solutions aux problèmes qui se posent à la République démocratique du Congo.
José Mukendi