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RDC : l'Intersyndicale des enseignants appelle à la reprise des cours dès mardi, sous conditions

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À la veille de la rentrée scolaire, l'Intersyndicale des Syndicats des Enseignants du Ministère de l'Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC) a mis fin au suspense qui planait sur la reprise des classes en République Démocratique du Congo. Réunie en Assemblée Générale ce samedi à son siège national de Bandalungwa, à Kinshasa, l'organisation syndicale a officiellement demandé à l'ensemble des enseignants du pays de reprendre l'encadrement des élèves dès le mardi 1er septembre 2026, sur toute l'étendue du territoire national.

Cette annonce, contenue dans la signée par Godefroid Matondo Nzuzi, Président-Porte-parole de l'Intersyndicale, sanctionne plusieurs semaines de tractations avec le Gouvernement de la République. L'Assemblée Générale avait pour mandat d'évaluer les engagements pris par l'Exécutif dans le cadre des résolutions issues de la Commission Paritaire Gouvernement-Banc Syndical de l'Education Nationale, engagements portant notamment sur l'amélioration des conditions de travail des enseignants, le paiement de ceux encore classés « nouvelles unités » (N.U) et « nouveaux programmés » (N.P), la mise à la retraite des enseignants et inspecteurs debout, ainsi que le dossier sensible de la Mutuelle de Santé des Enseignants (MESP).

Selon le document, deux rencontres ont permis de faire le point sur ces dossiers : la deuxième plénière de la Commission Interministérielle, tenue du 12 au 14 août, puis une séance de travail organisée le 28 août dans le cabinet de la Ministre d'Etat en charge de l'Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté. À l'issue de ces échanges, le Gouvernement a réitéré plusieurs engagements : rendre opérationnel, dès le quatrième trimestre 2026, le processus de mise à la retraite et de paiement des enseignants encore N.U et N.P, en application de la Loi des Finances 2026 ; signer, au plus tard mi-septembre, les décrets portant statut particulier des enseignants et des inspecteurs ; finaliser le paiement des intervenants aux évaluations certificatives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ; et instruire les opérateurs de paie à apurer les arriérés salariaux et à mettre fin aux retenues jugées injustifiées.

Sur le dossier de la MESP, le texte précise que la mutuelle ne sera pas absorbée par la Couverture Santé Universelle mais lui restera complémentaire, tandis que le Gouvernement s'emploie à accorder le moratoire de trois à cinq ans réclamé par les enseignants.

Si l'Intersyndicale a choisi d'instruire ses membres de reprendre le chemin des classes, elle n'en maintient pas moins la pression sur l'Exécutif. La déclaration prévient explicitement que l'organisation « se réserve le droit de mener des actions syndicales de grande envergure, allant jusqu'à perturber le calendrier scolaire en cours », si les engagements renouvelés par le Gouvernement venaient à ne pas être tenus. Une manière, pour les syndicats enseignants, de conditionner la paix sociale dans le secteur éducatif au respect effectif des promesses gouvernementales, dans un contexte où les retards de paiement et les décrets statutaires attendus depuis longtemps restent des points de crispation récurrents entre la base enseignante et sa hiérarchie.

 


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