Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, président du parti Alliance des Forces démocratiques du Congo (AFDC), est monté au créneau dans un message adressé à Mandungu Bula, conseiller privé du chef de l'État. Contacté par Stanis Bujakera Tshiamala, il l'accuse d'œuvrer, selon ses termes, à le « nuire » et à lui « arracher » la formation politique qu'il préside.
Le professeur Bahati rappelle les « sacrifices intellectuels, logistiques, matériels et financiers » qu'il dit avoir consentis pour bâtir l'AFDC, et affirme que l'opinion publique continuera d'associer chaque parti à son fondateur historique, citant en exemple l'UDPS et Félix Tshisekedi, le MLC et Jean-Pierre Bemba, ou encore l'UNC et Vital Kamerhe.
Le sénateur s'en prend directement à un groupe de « frondeurs » au sein de son parti, dont il cite Otto Bahizi et Munyomo, qu'il accuse de vouloir s'approprier l'AFDC alors qu'ils en auraient déjà été exclus.
Selon lui, ces quatre individus ne sauraient revendiquer un patrimoine politique constitué, dit-il, par 450 fondateurs. « Je résisterai jusqu'à la dernière goutte de mon sang pour défendre mes droits et notre propriété », écrit-il, invitant plutôt ce groupe dissident à créer sa propre formation politique.
Bahati conclut sur une note personnelle, évoquant les relations qu'il entretenait avec le père du conseiller Mandungu Bula Chaos, et se disant surpris qu'un « hiatus » soit venu s'installer avec le fils.