La province du Sud-Kivu, dont une grande partie est sous contrôle de la rébellion de l’AFC/M23, est sortie de l’épidémie d’Ebola après avoir enregistré plus de 42 jours sans nouveau cas confirmé, a annoncé lundi à Kinshasa le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), au cours d’une réunion de coordination stratégique présidée par le ministre de la Santé.
Deux patients précédemment testés positifs à la maladie à virus Ebola et pris en charge au Centre de traitement Ebola (CTE) de Lwiro, dans la zone de santé de Miti-Murhesa, territoire de Kabare, avaient été déclarés guéris et avaient quitté la structure sanitaire le 19 juin 2026.
Déclarée le 21 mai 2026 dans la zone de santé de Miti-Murhesa, l’épidémie d’Ebola avait nécessité une mobilisation sanitaire et communautaire d’urgence. Le premier cas confirmé était décédé quelques jours après son admission au centre de traitement de Lwiro.
Au 10 août 2026, le traitement des malades d’Ebola fait ressortir 886 guérisons depuis le début de l’épidémie en RDC. Au total, 4 449 personnes ont été diagnostiquées positives au virus Bundibugyo à travers les cinq provinces touchées. Le nombre de décès s’élève à 2 061 personnes.
L’Ituri reste l’épicentre de la maladie. Les équipes de riposte poursuivent les investigations dans les zones concernées afin de dénicher tous les cas avérés. L’implication des communautés reste l’un des mécanismes permettant de stopper la progression de l’épidémie.
L’épidémie touche 53 zones de santé sur les 246 que compte l’ensemble des aires de santé. L’Ituri demeure l’épicentre de la transmission, qui reste également active au Nord-Kivu et au Haut-Uélé, tandis que le Sud-Kivu n’a enregistré aucun nouveau cas depuis 73 jours.
Josué Mutanava, à Goma