Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi a procédé, ce 28 juillet 2026, à des mises en place au sein de la magistrature. À travers des ordonnances lues à la télévision nationale, plusieurs magistrats ont été nommés, révoqués, démis d’office, mais aussi mis à la retraite.
L’ancien juge constitutionnel et président de la Cour de cassation, Kilomba Nguz, a été démis d’office pour n’avoir pas repris son poste après sa nomination en 2020, la notification et les sommations qui lui ont été adressées.
Les avocats généraux près la Cour constitutionnelle Ndaka Matandubi et Likoko Bangala ont été mis à la retraite. Quelques magistrats se sont vus promis avocats généraux près cette même Cour : Kapita Kanyama, Ngandu Mukendi, Shindano Bulenge, Kama Alama, Nsangu Mataya.
À la Cour de cassation, les Conseillers Musenga Wa Kasanji Joachim, Belanteko Sambi Patrice et Kwilu Vangu ont été mis à la retraite. Les magistrats Bakila Luvunga Noël, Mananga Mpezi Boniface, Kalumba Ilunga Christian et Otshudi Wongodi Okita Thomas ont été nommés présidents. Plusieurs autres magistrats ont été nommés Conseillers, notamment Kanku Kingombe Antoine, Kibala Akidi Fidèle ou encore Kalonda Pauni Yvette. Le magistrat du ministère public Kaluila Muana Sylvain a été nommé Premier avocat général près la Cour de cassation.
Par contre, beaucoup de figures très connues de la magistrature actuelle n’ont pas bougé de leur poste. C’est le cas du Premier président de la Cour de cassation, le Proffesseur Elie Leon Ndomba, du Procureur général près cette Cour Firmin Mvonde, du Premier président du Conseil d’État, ou encore du procureur général près ce Conseil.
D’autres magistrats ont été nommés, démis d’office, révoqués, réhabilités et même mis à la retraite dans d’autres juridictions, comme la Haute Cour militaire, la Cour militaire, le tribunal militaire de garnison, la Cour d’appel et le tribunal de grande instance.
Il s’agit d’un véritable chamboulement dans un contexte dominé par la question du référendum et du changement de la Constitution et aussi par le dialogue entre le pouvoir en place et l’opposition.