« Un référendum sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu est impossible », Julien Paluku invoque la parole du président

Les électeurs consultent les résultats devant un bureau de vote à Bandundu
Les électeurs consultent les résultats devant un bureau de vote à Bandundu

Interrogé ce jeudi soir par un auditeur sur le Live Space X de Stanis Bujakera Tshiamala sur le sort des populations de l'Est dans l'hypothèse d'un référendum constitutionnel, Julien Paluku a apporté une réponse ferme qui lève en partie les inquiétudes soulevées par les opposants au projet de changement constitutionnel.

« Le président de la République l'a dit : il n'y aura pas d'élection tant que la guerre ne finit pas », a affirmé le ministre, rappelant qu'un référendum étant juridiquement une élection, il ne pourrait être organisé qu'après la libération effective du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Pour mesurer l'ampleur de ce que représenterait une exclusion de ces deux provinces, Paluku a eu recours à des comparaisons géographiques parlantes. « Exclure le Nord-Kivu, c'est exclure 59.000 km², l'équivalent du Rwanda et du Burundi réunis. Exclure le Sud-Kivu, c'est en plus du Rwanda, la Tanzanie réunie », a-t-il souligné, rejetant ainsi toute idée d'un processus constitutionnel qui se ferait sans ces territoires et leurs populations.

« Cette réflexion ne touche à rien mon électorat », a-t-il conclu sur ce point, assurant que la conditionnalité posée par le chef de l'État, la fin de la guerre avant toute élection, constitue une garantie suffisante contre tout scénario d'exclusion de l'Est du processus référendaire.