Les principaux partis d’opposition réunis au sein de la Coalition Article 64 (C64) ont condamné samedi des attaques visant plusieurs de leurs formations politiques et maintenu au 15 août l’échéance qu’ils s’étaient fixée avant de lancer de nouvelles actions, selon un communiqué.
La coalition, qui rassemble notamment l’ECiDé de Martin Fayulu, Ensemble de Moïse Katumbi, le LGD d’Augustin Matata et Envol de Delly Sesanga, affirme que des membres du MRC, du LGD et d’Ensemble ont été pris pour cible lors d’une réunion politique le 6 août. Elle dénonce également une attaque contre le siège de l’ECiDé le 7 août.
Ces actes sont qualifiés par la coalition de violences et d’intimidations « incompatibles avec les principes de l’État de droit, le pluralisme politique et l’exercice des libertés publiques garantis par la Constitution ».
La C64 réaffirme par ailleurs les positions exprimées dans ses communiqués des 20 et 29 juillet et indique que l’échéance du 15 août « demeure inchangée ». Elle précise qu’à défaut de « réponses concrètes » à ses revendications d’ici cette date, elle « reprogrammera sa marche ».
Dans son communiqué, la coalition dit avoir pris acte du transfèrement annoncé d’Aubin Minaku et de Ramazani Shadari vers un lieu de détention connu, après, selon elle, plus de 200 jours de « détention clandestine arbitraire ». Elle demande qu’ils soient présentés devant leur « juge naturel » pour un procès équitable dans le respect des droits fondamentaux.
La coalition salue également la restitution du passeport d’Olivier Kamitatu, qu’elle présente comme un geste de décrispation du climat politique, tout en souhaitant que cette mesure soit étendue à d’autres opposants.
Enfin, la C64 appelle ses membres, militants et sympathisants à rester « vigilants et mobilisés » et à poursuivre les activités préparatoires organisées par les partis et associations membres de la coalition, estimant que les actes d’intimidation ne remettront pas en cause son engagement en faveur de « la défense de la Constitution, de l’État de droit et des libertés publiques ».