Les multiples barrières érigées par certains services de sécurité à Hombo Nord, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, sont de plus en plus dénoncées par les usagers de la Route Nationale numéro 3 (RN3), sur le tronçon Hombo–Itebero. Les voyageurs et transporteurs accusent les agents affectés à ces postes de contrôle de se livrer à des pratiques assimilées à des tracasseries et à des extorsions de fonds.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des passagers, les agents exigent systématiquement des paiements forfaitaires dont les montants varient entre 2 000, 5 000 et parfois 10 000Fc pour permettre le passage des personnes et des biens. Les usagers affirment que ces perceptions ne sont généralement accompagnées d’aucun document justificatif.
Les mêmes sources indiquent qu’en cas d’infraction présumée ou parfois créée de toutes pièces, les agents imposent des amendes exorbitantes pouvant atteindre 200 000, 300 000 voire 500 000 Fc.
Cette situation suscite l'indignation des habitants et des voyageurs qui empruntent régulièrement cet axe routier stratégique reliant plusieurs agglomérations du territoire de Walikale.
Outre les paiements forcés, certains passagers dénoncent également la confiscation de leurs biens et matériels par les agents commis à ces barrières. Des marchandises et effets personnels sont retenus sans procédure claire, aggravant davantage les difficultés auxquelles font face les populations locales.
Plusieurs usagers estiment que ces pratiques se déroulent sous le regard impuissant, voire avec la complicité de certaines autorités civiles et militaires présentes dans la région. Ils appellent les autorités provinciales et nationales à diligenter des enquêtes afin de mettre fin aux abus signalés et de restaurer la libre circulation des personnes et de leurs biens sur cet axe.
Les habitants de Hombo Nord et les usagers de la RN3 sur l'axe Hombo–Itebero demandent ainsi la suppression des barrières jugées illégales ainsi que des mesures disciplinaires contre les agents impliqués dans ces actes. Ils espèrent une intervention rapide des autorités compétentes afin de mettre un terme aux tracasseries qui, selon eux, affectent gravement les activités socio-économiques et la sécurité des voyageurs dans cette partie du Nord-Kivu.