Des files de véhicules devant les stations services à Kinshasa : la ministre des hydrocarbures évoque des contraintes techniques plutôt qu’une pénurie de carburant

Station Total à Mimosa/Ngaliema
Station Total à Mimosa/Ngaliema

À Kinshasa, plusieurs stations-service sont restées fermées, et d’autres traînent de longues files d’attente des véhicules. Cette situation fait redouter une pénurie de carburants dans la capitale, hypothèse que la ministre des hydrocarbures a écartée. 

Au cours d’une réunion qu’elle a présidée mardi 16 juin avec les principales sociétés commerciales et logistiques opérant au pays, particulièrement dans la zone ouest, Acacia Bandubola a eu des assurances sur l'existence d’une couverture nationale largement suffisante en produits pétroliers, à même de «répondre aux besoins du pays durant plusieurs semaines ». 

Elle a justifié cette perturbation par des contraintes techniques et administratives, qui ont « momentanément affecté les opérations d'acheminement des produits vers Kinshasa ».

« Ces contraintes ont été levées et l’approvisionnement des stations-service s’effectue désormais de manière régulière et continue », rassure ce membre de l’exécutif.

Entre janvier et février derniers, une pénurie avait frappé Kinshasa et plusieurs villes du pays, se répercutant négativement sur le prix de transport en commun. Dans la capitale, des taxi motos avaient particulièrement adopté une stratégie consistant à trimballer des jerricans dans l’espoir de trouver une station ouverte ou des détaillants le long des artères principales. 

Samyr LUKOMBO