Ancien Vice-Ministre des Mines, Godard Motemona Gibolum a officiellement pris ses fonctions ce vendredi 12 juin 2026 en qualité de Directeur général du Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN), à l’issue de la cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, Faustin Biringanine Mbashamulume, Directeur général sortant, en présence du représentant du ministre des Mines. La cérémonie s’est tenue dans les installations du FOMIN, situées à l’immeuble 110, au croisement du boulevard du 30 Juin et de l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre), dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, capitale de la RDC.
Le tandem formé par Godard Motemona Gibolum, en qualité de Directeur général, et Kalaa Mpinga, comme Président du Conseil d’administration, a été désigné pour diriger cette institution stratégique du pays, chargée de préserver et de valoriser une partie des revenus miniers de la République démocratique du Congo au profit des générations futures.
Dans sa première intervention à l’occasion de la cérémonie de remise et reprise, le nouveau patron du FOMIN a exprimé sa gratitude à Dieu pour la tenue de cette activité. Il a également adressé ses remerciements au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour le choix porté sur sa personne en le nommant à la tête de cet établissement public stratégique.
« Ma reconnaissance est sans appel à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui nous a nommés à la tête de cet établissement public. De ce fait, nous avons l’obligation de mériter cette confiance placée en ma modeste personne », a déclaré Godard Motemona Gibolum, nouveau Directeur général du FOMIN en présence des agents et cadres de cette institution.
Le nouveau comité de gestion du Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) prend ses fonctions dans un contexte marqué par de multiples appels à la réalisation d’un audit indépendant de cette institution, depuis sa création, face à des soupçons récurrents de détournements liés à sa gestion. Les partisans de cette démarche, notamment des organisations de la société civile actives dans le secteur économique, estiment qu’il est urgent de faire toute la lumière sur la gestion des revenus du Fonds afin de renforcer la transparence et la confiance des citoyens. Ces organisations considèrent que la récente nomination de nouveaux mandataires à la tête du FOMIN constitue une opportunité pour clarifier les nombreuses interrogations entourant la gestion de cette structure, créée pour préserver une partie des revenus miniers au profit des générations futures.
Saluant le bon déroulement de la cérémonie de remise et reprise, Godard Motemona Gibolum a également remercié toutes les personnes ayant contribué à sa réussite, tout en insistant sur les nombreux défis qui attendent l’institution. Conscient des enjeux liés à cet établissement public, le nouveau Directeur général a, par la même occasion, appelé l’ensemble des agents et cadres à renforcer la cohésion interne afin de poursuivre la mission du FOMIN, notamment la préservation et la valorisation des ressources destinées aux générations futures.
« Nous avons de nombreux défis à relever et cela ne sera possible qu’en se mettant ensemble au travail, main dans la main, tout le personnel, cadres et agents du FOMIN, dans un climat de paix sociale. Nous devons capitaliser réellement l’héritage acquis au profit des générations futures et transformer celui-ci en opportunité de développement pour garantir la paix », a souligné Godard Motemona Gibolum.
Dans la même logique que le nouveau Directeur général du FOMIN, le Président du Conseil d’administration entrant, Kalaa Mpinga, s’est dit conscient de la responsabilité qui incombe à la nouvelle équipe dirigeante dans la gestion de ce patrimoine destiné aux générations futures.
« C’est une lourde responsabilité, car nous devons préserver non pas nos biens, mais ceux de nos enfants et de nos petits-enfants. Nous allons poursuivre les efforts déjà engagés afin de faire grandir le Fonds et garantir la préservation de son patrimoine », a-t-il souligné lors de son intervention.
De son côté, prenant la parole au cours de la cérémonie, le Directeur général sortant, Faustin Biringanine Mbashamulume, a dressé un bilan positif de son mandat à la tête de cet établissement public, mettant en avant les acquis laissés à la disposition de la nouvelle équipe dirigeante.
« Nous avons entamé une œuvre et sommes parvenus à une étape importante. Il nous revient désormais de passer le flambeau à ceux qui nous succèdent afin qu’ils poursuivent ce que nous avons commencé. Aujourd’hui, le FOMIN dispose notamment d’infrastructures, de véhicules et de plusieurs autres immobilisations. Je félicite l’équipe sortante et souhaite plein succès à tous ceux avec qui j’ai travaillé », a-t-il déclaré lors de sa prise de parole.
Ce qu’il faut savoir du Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN)
Le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) est institué aux termes des articles 8 alinéa 3 et 8 bis de la Loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant Code minier, telle que modifiée et complétée par la Loi n°18/001 du 09 mars 2018. Il s’agit d’un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité juridique et jouissant, dans les limites fixées par le Décret n°19/17 du 25 novembre 2019 portant organisation et fonctionnement des établissements publics, tel que modifié par le Décret n°23/05 du 20 février 2003, de l’autonomie administrative et financière.
Le FOMIN est régi par la Loi n°08/009 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux établissements publics, ainsi que par les décrets précités.
Missions du FOMIN
Le FOMIN a pour mission principale de constituer des richesses matérielles et/ou financières, en nature ou en numéraire, en vue de contribuer à la pérennisation de la recherche minière et de garantir l’après-mine au profit des générations futures.
Pour la réalisation de sa mission, le FOMIN peut notamment procéder : au financement de tout ou partie des projets de recherche dans le domaine minier à travers le Service géologique national du Congo ; au financement de projets d’intégration de l’industrie minière à l’économie nationale ; au financement de projets de développement durable dans le secteur minier ; à la prise de participation dans les entreprises impliquées dans la transformation locale des produits miniers ou de carrières ; à la prise de participation dans les projets de diversification de l’économie nationale ; à l’appui financier aux entreprises du portefeuille de l’État sous forme de prêts rémunérés, en vue du développement de projets structurants ; au financement de projets d’infrastructures de base identifiés par le Gouvernement pour le développement durable du pays ; au financement des PME et PMI à fort impact pour les générations futures ; au placement des fonds dans les institutions bancaires et financières afin de générer des intérêts au profit du Fonds.
Ressources du FOMIN
Les ressources du FOMIN sont constituées notamment : de la quotité de 8 % de la redevance minière, conformément au Décret n°23/32 du 26 août 2023 ; de la quotité de 20 % du pas de porte versé à l’État par les requérants pour les gisements miniers étudiés et documentés sur financement du FOMIN ; des intérêts générés par le placement des fonds dans les institutions bancaires et financières et dans les projets de diversification de l’économie nationale ; des dividendes issus de ses participations dans les entreprises de transformation locale des produits miniers ou de carrières ; des dons, legs et libéralités d’origine interne ou externe ; des subventions de l’État ; de toutes autres recettes diverses et exceptionnelles.
La prise de fonctions du nouveau comité de gestion est perçue comme le début d’un nouveau chapitre de gouvernance pour le Fonds Minier pour les Générations Futures, dont la mission demeure essentielle dans la gestion durable des ressources minières au bénéfice des générations présentes et futures. Le nouveau comité a la lourde responsabilité d’insuffler une nouvelle dynamique de gestion et de permettre à cet établissement public de jouer pleinement son rôle en République démocratique du Congo.