Assemblée nationale : le député Patrick Matata Makalamba propose une assemblée constituante plus inclusive

Patrick Matata Makalamba
Patrick Matata Makalamba, député élu de Kisangani

Le député national Patrick Matata Makalamba a proposé ce mardi pour une composition élargie de la future assemblée constituante appelée à élaborer une nouvelle Constitution en République démocratique du Congo. Intervenant lors du débat consacré à l’adoption article par article de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum, l’élu de Kisangani a estimé que cette instance ne devrait pas être réservée aux seuls députés nationaux et sénateurs.

Pour le parlementaire, la future assemblée constituante devrait également intégrer les députés provinciaux, les conseillers municipaux ainsi que les gouverneurs de province afin de mieux refléter la diversité des niveaux de gouvernance du pays.

« Nous faisons la loi pour l’avenir et la proposition de loi sous examen est une proposition d’une importance capitale », a déclaré Patrick Matata Makalamba devant ses collègues, soulignant la portée historique des textes actuellement examinés par la Chambre basse.

S’appuyant sur les principes constitutionnels relatifs à la souveraineté populaire, le député a rappelé que le peuple congolais exerce son pouvoir à travers ses représentants élus. Selon lui, cette réalité devrait se traduire dans la composition même de l’assemblée chargée de rédiger la future loi fondamentale.

« Puisque en RDC nous avons trois paliers de gouvernance : le pouvoir central, la province et les entités territoriales décentralisées, nous ferions œuvre utile en reprenant dans l’assemblée constituante les représentants élus de chacun de ces niveaux », a-t-il soutenu.

Dans son argumentaire, Patrick Matata Makalamba a insisté sur la nécessité d’associer les élus locaux au processus constitutionnel afin que les préoccupations des territoires, des villes et des provinces soient prises en compte dans les futures réformes institutionnelles.

Selon lui, une telle approche permettrait de traiter de manière globale les défis qui freinent le fonctionnement des institutions congolaises. 

« Cela va permettre de traiter les matières qui empêchent le bon fonctionnement du pays de manière holistique et dans un environnement d’inclusivité », a-t-il affirmé.

À travers cet amendement, le député de la Tshopo entend renforcer la représentativité de l’assemblée constituante et garantir une participation plus large des différentes composantes de la gouvernance congolaise à l’élaboration de la future Constitution.

L'Assemblée nationale a adopté article par article la proposition de la loi référendaire en RDC. Sur les 351 députés ayant pris part au scrutin, 348 ont voté pour, 2 contre et 1 s’est abstenu. Elle sera envoyée au Sénat pour une seconde lecture avant sa promulgation par le Président de la République.