Kongo-Central : des enseignants de Mbanza-Ngungu mis à la retraite depuis 2022 appellent à l'implication de Judith Suminwa

Institut Bosembo à Bandundu-ville, école officielle
Institut Bosembo à Bandundu-ville, école officielle

Le syndicat des enseignants des écoles conventionnées catholiques et affiliés du Secrétariat sous provincial de Lukula a adressé un mémo à la première ministre, dans lequel il dénonce la mise à la retraite «injuste» de plusieurs enseignants du territoire de Mbanza-Ngungu, dont les conditions de vie sont devenues extrêmement difficiles depuis 2022.

À travers le document destiné à Judith Suminwa Tuluka, consulté par la rédaction de ACTUALITÉ.CD, le syndicat s’indigne de constater que ces enseignants, forcés à la retraite depuis 2022, n’aient bénéficié de leurs indemnités de sortie,  « malgré les loyaux et nombreux services rendus à la nation».

Il souligne que ces derniers sont depuis privés de leur salaire après leur entrée en retraite, et vivent dans des conditions d’extrême difficulté. 

«Face à cette injustice sociale, nous sollicitons votre implication personnelle afin que leurs dossiers soient examinés avec diligence et qu’une solution favorable leur soit accordée dans les meilleurs délais», implore-t-il. 

En dehors cette préoccupation, les enseignants de Mbanza-Ngungu ont plusieurs autres revendications, parmi lesquelles l'augmentation des salaires des enseignants de Territoire, victimes des disparités salariales; la mécanisation des enseignants N.P et N.U; Les retards récurrents dans le paiement des salaires des enseignants, pourtant à caractère alimentaire; l'injustice liée à la prime inspectorale dont les inspecteurs du Kongo Central 2 sont exclus, alors que ceux de Kinshasa et du Kongo Central 3 en bénéficient depuis plus de 20 mois; les ponctions opérées sur les frais de fonctionnement des écoles primaires par les différents bureaux, alors que ces fonds sont destinés au bon fonctionnement des établissements scolaires.

Les enseignants de Mbanza-Ngungu n'attendent que l’implication totale du gouvernement central, pour remettre les professionnels de la craie blanche dans leurs droits,  et que des solutions concrètes soient trouvées  avant la rentrée scolaire 2026-2027.

 Samyr LUKOMBO