Le ministre national de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, est arrivé à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, pour suivre de près l’évolution de l’épidémie d’Ebola qui inquiète de plus en plus les autorités sanitaires et la population.
À peine arrivé, le ministre a eu un tête-à-tête avec le gouverneur militaire de province afin d’évaluer la situation épidémiologique et les mesures déjà engagées sur le terrain. Une communication officielle est attendue dans les prochaines heures pour faire le point sur la riposte et les décisions envisagées par le gouvernement central.
Cette arrivée intervient dans un contexte de forte mobilisation des autorités locales et coutumières face au risque de propagation de la maladie dans plusieurs zones de santé de la province.
Dans le territoire de Djugu, le chef de la chefferie des Bahema Banywagi, Yves Kahwa Panga, a lancé un appel à la vigilance à l’intention de la population. Il a exhorté les habitants à respecter les consignes des équipes médicales et à adopter des comportements de prévention pour limiter les risques de contamination.
"Nous demandons à toute la population d’écouter attentivement les messages des médecins et de suivre les mesures de protection afin de préserver nos familles et notre communauté", a-t-il déclaré.
De son côté, le médecin directeur de la zone de santé de Tchomia, représenté par le médecin chef de zone (MCZ), a insisté sur l’importance du respect strict des mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains et le signalement rapide des cas suspects.
"Chaque habitant doit contribuer à briser la chaîne de transmission en dénonçant rapidement tout cas suspect auprès des services sanitaires", a rappelé le responsable médical.
Cette campagne de sensibilisation intervient alors que l’épidémie touche déjà les zones de santé de Rwampara et de Bunia, où les équipes de riposte poursuivent les opérations de surveillance et de prise en charge.
Les autorités sanitaires continuent de rappeler que la vigilance collective et la collaboration de la population restent les principales armes pour contenir cette nouvelle menace sanitaire en Ituri.
Freddy Upar, à Bunia