RDC: la députée Geneviève Inagosi condamne des propos injurieux contre la Première ministre et appelle à des sanctions exemplaires

Geneviève Inagosi
Geneviève Inagosi

Des voix s’élèvent dans l’environnement sociopolitique congolais pour dénoncer et fustiger les attaques et insultes à l’endroit de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, depuis sa dernière sortie médiatique au sujet des migrants de pays tiers en provenance des États-Unis d’Amérique, en vue de leur relocalisation en RDC. Insatisfaits des réponses de la cheffe du gouvernement, certains citoyens et militants de formations politiques n’ont pas hésité à s’en prendre à elle, allant jusqu’à porter atteinte à sa vie privée et à son intimité.

Parmi ces réactions figurent celles de la députée nationale Geneviève Inagosi Bulo Ibambi Kassongo, qui condamne cette attitude qu’elle assimile à du mépris, du dénigrement et à des violences verbales. Pour l’ancienne ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, les critiques de son action en tant que Première ministre sont justifiées dans une démocratie, mais les violences verbales à l’égard d’une personne humaine, de surcroît une femme, ne sauraient être tolérées.

"Je ne voudrais pas alimenter une polémique mais je viens ici condamner de la manière la plus ferme les insultes qui visent la personne de la première Ministre, cheffe de l'institution gouvernement. En démocratie, les critiques sont légitimes j'en conviens, je suis d'accord que les critiques portent sur la conduite et/ou les résultats attendus de l'action gouvernementale mais de là à se permettre des insultes personnelles, un mépris, un dénigrement, une violence verbale est quelque chose d'intolerable et d'inacceptable à l'égard d'une personne humaine à plus forte raison à une femme"a fait savoir Geneviève Inagosi dans une déclaration faite à la presse ce jeudi 23 avril 2026

Pour décourager ces pratiques dans l’environnement sociopolitique congolais, l’élue de la circonscription électorale de Wamba appelle à des sanctions contre les auteurs de ces déclarations, qui sont bien identifiés. Elle invite également la justice à se saisir de cette affaire, afin que les violences et les insultes ne deviennent pas une banalité dans la société congolaise.

"Tout débat devrait se faire dans le strict respect mutuel, respect de nos valeurs et non dans une barbarie ou un sexisme qui démontre clairement un déficit d'éducation. Judith Suminwa incarne toute une institution qui mérite un profond respect. Les auteurs de ces actes ne peuvent demeurer impuni si non ces dérives risquent de s'ériger en normes et devenir banales, je voudrais apporter tout mon soutien à la première ministre Judith Suminwa Tuluka et exortait la justice à se saisir d'office pour éviter des victimes de trop. J'en apelle à l'éducation civique des militants et à des sanctions exemplaires à chaque auteur d'injures ou des violences verbales. Toucher à la dignité de la femme, c'est méconnaître la lutte acharnée du chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi champion de la masculinité positive contre toutes formes des violences à l'égard des femmes en RDC"a-t-elle souligné lors de son intervention

Cette réaction de la députée nationale Geneviève Inagosi Bulo Ibambi Kassongo intervient dans un contexte où l’un des sympathisants du régime en place, se réclamant " communicateur privé" du chef de l’État, s’en prend à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, à travers des insultes, des atteintes à sa vie privée et des attaques personnelles.

Avant la députée Geneviève Inagosi, Hervé Diakiese, porte-parole de Ensemble pour la République de Moïse Katumbi Chapwe, avait également dénoncé ces attaques contre Judith Suminwa, tout en fustigeant une impunité civiquement dangereuse : 

"Cet individu sévit sur les réseaux sociaux avec une impunité qui frôle la complaisance et la connivence", affirme-t-il, ajoutant que ce débit verbal toxique pollue l’espace public et érode le débat démocratique.

C’est dans ce contexte que ce cadre de l’opposition, Hervé Diakiese, a appelé à une responsabilité accrue du pouvoir exécutif : "Cet histrion misogyne a trop pollué les réseaux sociaux en libérant ses frustrations par ses flatulences verbales." Son appel est clair : exiger des mesures publiques pour mettre fin à ces débordements et préserver une parole publique digne, afin de redonner au citoyen un espace de discussion où la dignité et le respect prévalent sur les invectives.

Ces attaques et insultes interviennent dans un contexte où, en République démocratique du Congo (RDC), la défense des droits des femmes constitue une priorité nationale, marquée par des efforts gouvernementaux, notamment sous l’impulsion de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Les actions se concentrent sur l’autonomisation des femmes, la lutte contre les violences et le renforcement du cadre juridique. Elles s’inscrivent également dans un contexte où le président de la RDC, Félix Tshisekedi, est reconnu comme « Champion de la masculinité positive » par l’Union africaine. Il promeut activement l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que la lutte contre les violences basées sur le genre, notamment à travers l’intégration des femmes dans les sphères de décision et son engagement dans le mouvement HeForShe de l’ONU.

Clément MUAMBA