Kinshasa : arrivée d’un premier contingent d’expulsés des USA « pour un court séjour », annonce le gouvernement

Photo d'illustration
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Le premier contingent de migrants expulsés des États-Unis d’Amérique a été accueilli ce vendredi 17 avril à Kinshasa, dans le cadre d’un dispositif temporaire après un accord conclu entre Kinshasa et Washington. 

Selon le communiqué du ministère de la Communication et médias,  ce sont 15 personnes qui ont foulé la capitale congolaise, suivant le calendrier « arrêté par les autorités compétentes ». Il ajoute que ces personnes sont admises sur le territoire congolais sous couvert des titres de court séjour, conformément à la législation nationale relative à l’entrée et au séjour des étrangers, ainsi que des engagements internationaux librement souscrits par la RDC. 

Il rappelle, par ailleurs, qu’il ne sera nullement question d’un mécanisme d’installation durable à Kinshasa, ni une quelconque relocalisation permanente, mais plutôt un dispositif revêtant un caractère strictement transitoire, temporaire et limité dans le temps. 

« Leur accueil, leur encadrement et leur prise en charge s'effectuent sur financement du Gouvernement américain, dans des conditions conformes aux exigences de sécurité, aux règles administratives en vigueur et aux standards reconnus en matière de gestion ordonnée des mouvements de personnes », rassure Kinshasa, qui réaffirme son attachement aux principes d'humanité et de solidarité, dans le strict respect de la souveraineté nationale et des intérêts supérieurs de la nation. 

Ce nouvel accord conclu avec les USA fait jaser l’opposition, la société civile ainsi que les organisations des droits de l’homme. Ils redoutent la réédite des événements de 1994, dans l’est de la RDC, lorsque le gouvernement congolais avait décidé d’ouvrir la frontière aux Tutsis pourchassés par les Hutus lors du génocide rwandais, hospitalité qui a occasionné plusieurs morts parmi les Congolais du Kivu. 

Samyr LUKOMBO