Les opérations conjointes FARDC-UPDF ont permis cette semaine, la libération de 96 civils dans le territoire de Mambasa. Une action saluée qui intervient dans un contexte où les ADF continuent de maintenir une forte pression sécuritaire sur les populations dans la région de Mambasa.
Sur les 96 otages libérés, 42 l’ont été le mercredi 15 avril et 54 le jeudi 16 avril, dans les villages de Bengasoli et Mabukuli, dans la chefferie de Babila Bakwanza.
Ces civils étaient retenus par les Forces démocratiques alliées (ADF), ont été enlevés lors des différentes attaques des islamistes régulièrement accusés des tueries et de destructions de biens. Leur libération constitue un signal fort de l’intensification des opérations militaires dans cette zone devenue l’un des principaux foyers d’insécurité.
« Les opérations militaires conjointes menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo et l’armée ougandaise (UPDF) sont louables. Nous saluons cette des forces mutualisées qui reflète l’effet direct de la pression militaires. Vous savez avec ce chiffre de 96 civils libérés en deux jours grâce aux opérations conjointes FARDC-UPDF, nous appelons à poursuivre les offensives jusqu’à l’anéantissement du groupe armé », a confié un acteur local de la société civile.
Malgré les offensives en cours, les ADF continuent de mener des attaques meurtrières dans plusieurs localités de Mambasa, notamment le long des axes routiers stratégiques, entretenant un climat de peur permanent parmi les populations civiles.
Cette situation met en évidence les limites des opérations militaires face à un ennemi mobile, capable de se replier dans les zones forestières et de réapparaître dans d’autres localités. Les enlèvements, les embuscades et les attaques ciblées contre les civils restent fréquents, malgré la présence renforcée des forces armées. Depuis janvier, plus de 100 civils ont été tués dans diverses attaques ADF, notamment dans les zones minières de Mambasa.
Entre avancées militaires et insécurité persistante, Mambasa reste le théâtre d’une lutte inachevée, où chaque libération constitue une victoire, mais aussi le rappel d’un défi sécuritaire encore loin d’être maîtrisé.
Freddy Upar, à Bunia