Le Comité international de la Croix-Rouge a dévoilé ce jeudi 9 avril à Bukavu, le rapport de ses activités depuis janvier au Sud-Kivu, où durant la période indiquée, 541 personnes blessées ont été soignées par cette organisation humanitaire d’urgence. La prise en charge s’est effectuée dans trois principaux établissements hospitaliers de la province du Sud-Kivu à savoir, l’hôpital provincial général de référence de Bukavu où 165 patients ont été soignés, l’hôpital général d’Uvira qui a accueilli 186 malades, tandis que 190 blessés ont reçu des soins à l’hôpital général de Fizi. Ces hôpitaux sont soutenus par le CICR.
Ces chiffres ne sont pas un fait de hasard. Entre janvier et mars de cette année, voire même décembre de l’année dernière, de violents combats ont opposé les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par les miliciens wazalendo, dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, particulièrement Uvira, dans son tronçon plaine de la Ruzizi. Ces combats qui avaient fait plusieurs milliers de déplacés et de nombreux blessés civils et militaires, avaient conduit à la prise de la ville d’Uvira et des localités proches, par la rébellion le 10 décembre.
Parallèlement, les combats étaient signalés pendant la même période dans les hauts plateaux de Fizi entre la coalition des milices affiliées à l’AFC/M23 et les FARDC appuyées par les wazalendo.
Les décomptes fournis par le CICR témoignent donc de l’intensité des affrontements dans la région mettant en danger la vie des personnes combattantes, ainsi que des civils pris au piège. Car pour toute l’année 2025, CICR a pris en charge 1016 blessés par arme, dont 916 à l'hôpital provincial général de référence de Bukavu, 124 à l'hôpital général de référence d’Uvira et 176 à l’hôpital général de référence de Fizi, a indiqué à la presse, Wendy Fleury, cheffe de la sous délégation du CICR à Bukavu.
Fin janvier de cette année, ACTUALITE.CD avait effectué, avec une équipe du CICR, une mission à Fizi où le travail abattu par l’organisation était remarquable afin de sauver la vie des blessés par arme. Le tout dans un contexte sécuritaire tendu, mais surtout dans une région où les routes sont quasi inexistantes.