La localité de Mbau a été la cible d'une nouvelle attaque meurtrière des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) la nuit du mardi à ce mercredi 3 juin. Au moins 16 civils ont été tués lors de l’assaut. Les victimes ont été surprises les uns dans une veillée mortuaire, les autres dans leurs ménages respectifs.
Selon les premiers témoignages recueillis par ACTUALITE.CD ce matin auprès des rescapés, les ADF ont opéré de manière simultanée en trois groupes distincts. Aux quartiers Matete, Kithoho et Mamuli, les ADF ont également incendié des maisons et des motos.
« Le bilan provisoire est de 16 morts et 5 portés disparus. Les assaillants ont attaqué trois endroits au même moment. Pour le moment, c'est la peur et le déplacement de la population. La zone était stabilisée et il y avait une accalmie relative, mais les ADF ont encore attaqué et nous condamnons la façon dont sont gérées les alertes de la population », indique un rescapé.
Parmi les victimes de ce carnage qui plonge une nouvelle fois la région dans le deuil, figurent un pasteur de l'Église kimbanguiste, son épouse ainsi que leur fille, tous lâchement exécutés. Deux femmes de policiers, un bébé, deux élèves ont été lâchement assassinés, indiquent des habitants interrogés à Mbau.
L'attaque de Mbau survient après celle qui a touché la ville de Beni, et Vemba, une localité voisine, faisant au moins 21 morts. Dans un périmètre de moins de 20 kilomètres, les ADF ont tué au moins 40 civils, suscitant l'indignation et la colère populaire dans la région de Beni.
Dieubon Mughenze, à Beni