L’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC) a annoncé, vendredi à l’hôtel Hilton de Kinshasa, le lancement officiel d’un outil technique et financier destiné à l’audit du Projet de coopération sino-congolais couvrant la période 2008-2024.
Présentée lors d’une conférence de presse par le directeur général de l’Agence, Me Freddy Yodi Shembo, cette initiative vise à renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité dans la gestion des ressources naturelles ainsi que dans le suivi des partenariats stratégiques conclus par la République démocratique du Congo.
Selon l’APCSC, cet outil constitue un cadre méthodologique permettant d’évaluer de manière globale les dimensions techniques et financières du programme de coopération sino-congolais depuis son lancement en 2008.
L’audit devra notamment analyser l’exécution du projet sur l’ensemble de la période concernée, mettre à jour et certifier les ressources minérales engagées dans ce partenariat, ainsi que vérifier la fiabilité des données géologiques disponibles.
Il permettra également d’évaluer la performance globale du programme, en particulier au regard des engagements pris dans les volets minier et infrastructurel, tout en offrant une meilleure visibilité sur les ressources mobilisées et les résultats obtenus.
Face aux interrogations des journalistes sur l’opportunité de cet audit près de deux décennies après le lancement du partenariat, Me Freddy Yodi Shembo a précisé que cette démarche ne constitue pas une initiative circonstancielle de l’Agence.
« Cette mission d’audit est prévue par l’Avenant n°5 à la Convention de collaboration signé en 2023 entre la République démocratique du Congo et ses partenaires chinois », a-t-il indiqué, soulignant qu’elle résulte d’un engagement contractuel convenu par les deux parties.
Le directeur général de l’APCSC a également tenu à préciser que l’objectif de cet exercice n’est pas de rechercher des responsabilités individuelles.
« L’audit vise avant tout à établir une photographie fidèle de l’évolution du partenariat depuis 2008 et à fournir une appréciation objective du cadre global de coopération », a-t-il expliqué.
Il a toutefois ajouté que si des faits susceptibles de constituer des irrégularités étaient identifiés, ils seraient traités conformément aux lois et aux mécanismes institutionnels compétents.
Au-delà de son aspect technique, cette démarche vise également à renforcer la crédibilité et la lisibilité du partenariat sino-congolais, en améliorant la visibilité des engagements et des résultats du programme.
L’audit devrait ainsi fournir aux autorités congolaises des données techniques et financières fiables pour orienter les décisions stratégiques futures et garantir une meilleure valorisation des ressources naturelles engagées dans cette coopération.
À travers cette initiative, l’APCSC, établissement public placé sous la tutelle de la Première ministre Judith Suminwa, entend contribuer au renforcement de la transparence, de la redevabilité et de la gouvernance dans la gestion du partenariat sino-congolais, conformément à la vision du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.