Sous l'initiative de l’ONG Transformation Initiative (ITI), proposée à la Fondation de l'ancien président Sud-africain Thabo Mbeki, une conférence sur la paix est prévue du 3 au 6 septembre prochain en Afrique du Sud pour réunir l'opposition, la majorité et la société civile, renseigne le magazine Jeune Afrique.
D'après le quotidien, cette conférence de trois jours dans le pays de Nelson Mandela va se pencher sur deux thèmes principaux, dont les défis auxquels est confrontée la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, couplés à une grande réunion entre des Congolais, visant à discuter sur «des causes profondes du conflit en cours. »
Parmi les figures conviées à ces assises, Jeune Afrique précise que monseigneur Donatien Nshole et Éric Nsenga vont respectivement représenter la CENCO et l’ECC, duo porteur du pacte social. La Fondation Thabo Mbeki a adressé des invitations à tous les leaders de l'opposition: Joseph Kabila, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Seth Kikuni et Antipas Mbusa Nyamwisi. Elle a réservé également une invitation à l'opposition militaire, maître dans l'est de la RDC, dont la voix sera portée par Corneille, Thomas Lubanga, pour la Convention pour la révolution populaire (CRP), «qui sévit en Ituri.»
«Fondation Thabo Mbeki estime que la voix de l’opposition politique congolaise est essentielle », peut-on lire sur l’invitation signée Max Boqwana, directeur de la fondation. Votre participation permettra d’éclairer non seulement les débats nationaux, mais également les décideurs africains réunis à Johannesburg »,
poursuit le texte, exploité par Jeune Afrique.
La majorité, elle aussi, est de la partie. La Fondation Thabo Mbeki a pour l'occasion invité Désire Casimir Eberand Kolongele, conseiller spécial du président de la République et Vital Kamerhe, président de l’Assemblée
nationale.
En début de semaine à Kinshasa, la CENCO-ECC, de concert avec d'autres confessions religieuses, ont publié une feuille de route devant conduire le dialogue inclusif, aspiration de l'ensemble de l'opposition non armée. quatre grandes étapes majeures à savoir : le mois de la paix avec comme objectif renforcer un climat de confiance mutuelle et de décrispation politique avec un culte œcuménique organisé à travers tout le pays notamment dans les zones sous AFC/M23 ; Dialogue des experts pour poser les bases techniques du pacte social pour la paix ; Dialogue politique qui réunira l’opposition politique, l’opposition armée, la majorité et société civile…les conclusions à remettre au Président de la République et enfin la Conférence internationale sur la paix et bien vivre sur la région des grands lacs.
Ces démarches viennent se joindre aux deux portée à l'échelle internationale, par les États-Unis et le Qatar, qui veulent chacun faciliter la paix entre la RDC et le Rwanda, et entre la RDC et l’AFC/M23, faiseur de loi dans plusieurs localités des Nord et Sud-Kivu.
Samyr LUKOMBO