Réformes Electorales: « on ne peut pas contraindre les partis politiques à inclure la représentation des femmes » (Bernard Kayumba)
Lundi 5 octobre 2020 - 17:34
Réformes Electorales : « On ne peut pas contraindre les partis politiques à inclure la représentation des femmes.»Bernard Kayumba

Que pensent les hommes politiques des propositions des organisations féminines par rapport aux réformes électorales ? Ce 05 octobre, la rédaction femme de Actualite.CD a contacté le député national Bernard Kayumba. Modification de la loi électorale, composition de la CENI, il a donné son point de vue.

En effet, l’alinéa 2 de l’article 13 de la loi électorale recommande aux partis politiques de proposer des listes des candidats prenant en compte la représentation des femmes et des personnes vivant avec handicap. Cependant, l’alinéa 3 de ce même article ouvre la possibilité aux partis politiques de passer outre cette représentation. A la clôture des récentes sessions de formation de la Dynafec et de l’ONG Afia Mama tenues à Kinshasa, les femmes avaient soulevé cette préoccupation.

Bernard Kayumba, président du Paneco (Parti du Nouvel Elan du Congo) membre du Front Commun pour le Congo (FCC) pense que, “les femmes (et les personnes en situation de handicap) devraient être représentés dans toutes les institutions de la République. Les femmes sont très utiles en politique.” Cependant, il s’interroge sur la nécessité de rendre obligatoire cette représentation si les femmes ne s’alignent pas en politique.

“ Pourquoi rendre obligatoire la représentation des femmes ? Je pense que lors des compétitions électorales, les femmes se retirent d’elles-mêmes. Mais aussi, de nombreux hommes n’aiment pas que leurs épouses s’engagent dans les affaires politiques (…) De ce fait, on ne peut pas contraindre les partis politiques à inclure la représentation des femmes. Celles qui se montrent compétentes et qui nourrissent la volonté de se porter candidates, sont toujours alignées. La chance est accordée à tout le monde ”, ajoute-t-il.

En ce qui concerne la composition de la Commission Électorale Nationale Indépendante, il suggère aussi que le nombre des femmes membre du bureau soit maintenu à deux.

“La CENI compte actuellement deux femmes sur les 6 membres du bureau. Je pense que ce nombre est suffisant. C'est cela un partage équitable dans un monde purement politique,” souligne cet élu de la Lukunga à Kinshasa.

Pour rappel, la CENI a deux organes, le bureau et la plénière. Le bureau a 6 membres (Président, VP, Rapporteur, Rapporteur adjoint, Questeur et Questeur adjoint). La plénière a 13 membres dont les 6 du bureau et les 7 autres qui ne siègent qu'à la plénière.

Prisca Lokale

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