RDC: Les attaques des ADF peuvent constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre (ONU)
Un des responsables des ADF. Ph. Droits tiers.

Dans un rapport publié ce lundi 6 juin, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) est revenu sur les atrocités qui se commettent parmi les combattants de l’ADF. Exécutions sommaires, atteintes à l’intégrité physique sont essentiellement perpétrées à l’aide de machettes, de haches, de couteaux et à l’aide d’armes à feu de type AK-47, de mortiers et de lance-roquettes dans le territoire de Beni et une partie de la province de l’Ituri.

Des attaques qui ont souvent pris la forme d’embuscades et d’incursions dans des villages que les combattants des ADF ont parfois pillés et incendiés en représailles contre les opérations militaires des FARDC.

Dans ce rapport qui recense des violations des droits de l’homme de janvier 2019 à janvier 2020, le BCNUDH note qu’au regard du droit international, « ces violations du droit international humanitaire et atteintes aux droits de l’homme commis par des combattants ADF pourraient constituer, par leur nature et leur ampleur, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ».

« Dans la majorité des cas, les moyens et le mode opératoire des attaques indiquent clairement l’intention de ne laisser aucun survivant. Des familles entières ont été achevées à la machette », peut-on lire dans le rapport.

Selon les enquêtes du BCNUDH, du 1er janvier 2019 au 30 juin 2020, 1066 civils ont été tués, 176 blessés et 717 autres enlevés par des combattants des ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Au cours de la même période, 59 enfants ont été recrutés; et une école, sept centres de santé et des dizaines de maisons de civils ont été attaqués et pillés. Les violences ont provoqué des déplacements massifs des populations entre septembre 2019 et juin 2020.

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