Mercredi 27 mai 2020 - 16:10

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Kinshasa : les jeunes femmes s’adaptent aux nouvelles plateformes des cycles menstruels
Kinshasa : les jeunes femmes s’adaptent aux nouvelles plateformes des cycles menstruels

Flo, Mon calendrier, Magicmaman, de plus en plus de jeunes femmes font recours à ces applications pour suivre de près leur cycle menstruels. A la veille de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle, le desk femme de Actualité.cd est allé à la rencontre des jeunes kinoises pour en savoir plus. Reportage

Christelle  et Glorine utilisent l’application Flo. Christelle qui a connu des cycles très perturbés tout au long de son adolescence, raconte que c’est grâce aux prévisions de cette application qu’elle a pu tomber enceinte après s'être mariée. « Je pouvais passer une année entière avec seulement trois périodes menstruelles. Après des examens médicaux, les médecins m’ont confirmé une insuffisance d’hormones. J’ai reçu des injections de progestérones. Mais après ce traitement, le même problème a repris (…). Quand je me suis mariée en 2019, l’application Flo m’a été très utile pour tomber enceinte. A part cette application, j’ai une fiche de la courbe de température, recommandée par un médecin » confie la jeune femme. Pour Glorine, ce sont les rappels des dates qui l’intéressent dans cette application. « Je ne suis pas très forte dans les calculs du cycle menstruel. Parfois je suis très prise par le travail et j’en viens à oublier des dates. Mais cette application a une option de rappel je l’ai activé et elle me rend la tâche très facile.» 

Si certaines femmes se confient aux méthodes modernes, d’autres ont préféré les associer aux anciennes. C’est le cas de Prisca Mboma et Anelka Diambu qui utilisent des petits calendriers.  « J’ai un cycle classique (28 jours). J’utilise des petits calendriers pour dater mes cycles menstruels. Cette méthode me permet de ne pas être surprise. » dit Mboma qui a en même temps l’application Flo dans son téléphone.  A Diambu de renchérir “L’application me permet juste d'être aussi à la mode. Mais, je pense que les calendriers sont des meilleures méthodes. J’en achète pour chaque mois à la cathédrale. C’est une méthode apprise de ma mère.”

Habitante de Matonge, un quartier de Kalamu, Francine a opté pour l’application « Mon calendrier ». C’est également une plateforme qui permet d’avoir des précisions sur les dates d’ovulation, les périodes fertiles et celles d’infertilité. Pour elle“ cette méthode ne trompe pas. Les dates prévues sont très fiables et exactes. Cela fait deux années depuis qu’elle l’utilise.”

Des applications mobiles, des sites internet, parfois ces méthodes peuvent aussi connaître des pannes ou donner des dates imprécises. Christelle a « accouché 3 semaines avant la date prévue par l’application et 5 semaines avant celle du gynécologue. » avoue-t-elle. Pour Ikete, une autre jeune femme qui utilise le site internet magicmaman pour prévoir ses dates, il lui faut une connexion internet permanente pour accéder au site. Aussi, les dates peuvent être perturbés à tout moment.» 

Le calcul du cycle menstruel est très compliqué et très aléatoire, disait le sexologue Jean Lumbala que nous avons interviewé le 28 mai l’année dernière. Reconnaissant le recours aux applications mobiles, il suggère néanmoins, de rencontrer un gynécologue. Car, dit-il, lui seul est en mesure de dire à la femme comment est son cycle menstruel en tenant compte des facteurs physiologiques.  

Prisca Lokale

 

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