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Photo ACTUALITE.CD.

La police a assiégé ce mercredi 20 novembre 2019 l’assemblée provinciale de l’Ituri empêchant les députés provinciaux d’accéder à l’hémicycle pour examiner la motion de défiance déposée depuis lundi dernier au bureau de l’organe délibérant contre le gouverneur Jean Bamanisa Saidi.

Les policiers ont été déployés notamment devant la grille de l’enclos. Le président de l’assemblée provinciale de l’Ituri, Banga Tshombe Siméon crie à la violation des droits des députés.

« L’article 7 de notre règlement intérieur dit que l’enceinte de l’assemblée provinciale est inviolable. Aujourd’hui, il y a une plénière qui était convoquée depuis plus de 48 heures, par grande surprise les députés qui se précipitaient ont trouvé ici que la police les a empêchés à accéder dans l’enceinte de l’assemblée provinciale pour exercer le rôle nous reconnu par la constitution. », a-t-il dénoncé.

Il a insisté que les députés siégeront même ailleurs.

« C’est partout où le bureau va choisir que nous allons siéger. Mais ce qui est vrai est que l’assemblée provinciale est appelée à contrôler l’exécutif provincial et aujourd’hui c’était un contrôle parlementaire, je ne sais pas qui les a envoyés ici pour nous empêcher l’accès. Nous sommes appelés à travailler pour la population », a dit Banga Tshombe Siméon.

Mardi, les 17 députés provinciaux de l’Ituri qui ont signé la motion de défiance ont dit être en insécurité. Ils ont affirmé qu’ils reçoivent des menaces à travers des appels téléphoniques de la part des inconnus.

Une plénière convoquée mardi à l’assemblée provinciale pour entendres le ministre provincial en charge de l'économie et finances dans le cadre de contrôle parlementaire, mais a été perturbée par un groupe de jeunes qui protestaient contre la motion visant Jean Bamanisa. Il reproché à ce dernier, entre autres, l’opacité dans la gestion de fonds du gouvernement central en faveur des déplacés de Djugu, l’achat de 10 véhicules à la police pour un montant exorbitant, la vente des 12 lingots d’Or confisqués par la justice militaire au profit de l’Etat Congolais, le mauvais entretien des routes et la violation intentionnelle d’un accord avec les pétroliers.

Franck Asante

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