Le général Sylvano Kasongo, commissaire provincial de la police, dit n'avoir jamais reçu une certaine correspondance venant du ministre provincial Dolly Makambo, l'instruisant de sécuriser le terrain sur lequel est bâti le centre de santé Vijana, dans la commune de Lingwala. Il comparaît, ce lundi 11 novembre, comme "renseignant" devant la Haute Cour Militaire dans l'affaire du meurtre de l'administrateur gestionnaire de cet établissement médical.
Il a été appelé par la Haute Cour Militaire pour apporter des précisions sur le fonctionnement du service de détachement des policiers commis à la garde des hautes personnalités et institutions de la République. « Je ne peux pas sécuriser un endroit sans l'autorisation du gouverneur », a-t-il notamment déclaré.
Pendant son audition, le prévenu Dolly Makambo a affirmé avoir instruit le commissaire provincial de la police d'assurer la sécurité du site où le centre est érigé. Il a aussi ajouté qu'il l’appelait régulièrement pour plus de rapport sur l'évolution de la situation sur le terrain et le commissaire, quant à lui, le renvoyait au major Kasongo Ilunga Charly, commissaire provincial adjoint de la police.
Après la décision de rejet des demandes de récusation des juges par la Cour, le vendredi 8 novembre dernier, le procès se poursuit avec l'instruction. La nouvelle audience a eu lieu ce lundi 11 novembre et les parties sont entendues contradictoirement.
Auguy Mudiayi