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Ph. ACTUALITE.CD

La rentrée des classes n'est pas encore effective dans certains coins du territoire de Beni (Nord-Kivu) à cause de l'insécurité permanente caractérisée par les incursions quasi-quotidiennes des présumés rebelles ougandais des forces démocratiques alliés  (ADF) , auteurs d'un millier de morts depuis 5 ans dans ce territoire.

 

Plusieurs écoles situées à l'est de la nationale numéro quatre (RN4) sur la route Mavivi - Eringeti n'ont pas encore débuté avec les cours, c'est par exemple dans la localité de Mbau où la dernière attaque des assaillants dans la région a fait des morts côté civils et militaires.

La rentrée scolaire est aussi perturbée dans la cité d'Oicha, l'une des principales localités touchées par les violences. Les élèves ne sont pas rassurés de leur sécurité, ils hésitent de reprendre le chemin de l'école.

A l'Institut Mube, comme  dans la plupart d'écoles aux quartiers Masosi et Bakaiku, dans l'est de la cité d'Oicha, les cours n'ont pas encore repris.

Les élèves craignent pour leur sécurité  et hésitent à prendre l'inscription, comme le témoigne Maelezo Adolphe, l'un des enseignants à l'Institut Mube trouvé dans son école.

"Cette année devient plus timide que l'année passée, jusqu'à maintenant j'ai seulement dix élèves qui ont pris l'inscription, la fois passée comme il y avait suspension des cours pendant deux mois, j'avais repris le cours avec un effectif de 80 élèves et j'ai terminé l'année avec 54 élèves.", témoigne à ACTUALITÉ.CD, Maelezo Adolphe, percepteur à l'Institut Mube.

La patrouille a été renforcée dans la zone à la veille de la rentrée des classes mais la présence des militaires ne parvient pas à rassurer, Marie Rose Masika trouvé non loin de cette école a décidé d'aller inscrire ses enfants au centre ville.

"Moi au total, j'ai six enfants, parmi ces six il y a quatre qui sont entrain d'étudier, avant ils suivaient cours à l'EP Mamiki mais à cause de l'insécurité j'ai pu le changer d'école vers un endroit plus au moins sécurisé, certains sont à l'EP Muungano et d'autres à Maendeleo", raconte Masika

L'armée a annoncé le 31 d'août qu'une opération d'envergure sera lancée dans la région pour traquer les présumés rebelles ADF. Des renforts dont des centaines de policiers continuent à débarquer dans la région pour sécuriser la population. La société civile locale souhaite que ces unités prennent aussi en charge les écoles abandonnées.

"Nous sommes partis voir le commandant de la police pourvu qu'avec ces unités de la police déployées dans la zone que ces écoles soient cartographiées  pour qu'on puisse voir s'il y a des mesures qu'on peut prendre juste pour essayer un peu de mettre des postes de contrôle derrière toutes ces écoles pour qu'elles puissent aussi ouvrir les portes", a dit à ACTUALITÉ.CD, Janvier Kasairyo, l'un des rapporteurs de la société civile du territoire de Beni.

Plusieurs écoles de l'Est d'Oicha ont déménagé momentanément pour le centre ville en attendant le retour de la sécurité, la brousse a poussé dans différentes concessions d'écoles abandonnées.

 

Yassin Kombi , à Beni