<span style="font-weight: 400;">La ville de Goma (Nord-Kivu) s’est réveillée presque normalement ce mardi 8 août 2017 en dépit de l’appel du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement à observer une journée ville-morte.</span>
<span style="font-weight: 400;">Cependant, dans la partie Ouest de la ville, la journée ville-morte s’est transformée à une manifestation. Dans la matinée, la police a dispersé en gaz lacrymogènes, des attroupements de personnes qui ont tenté de manifester au niveau de la station Simba à Ndosho et à l’ULPGL. Là, des manifestants ont brûlé des pneus et inondé la chaussée des pierres. La situation est revenue calme mais la police reste déployée en masse dans cette partie de la ville.</span>
<span style="font-weight: 400;">La police s’emploie à évacuer les pierres déversées sur la chaussée par les manifestants.</span>
<span style="font-weight: 400;">La circulation est toutefois fluide sur plusieurs axes. Sur l’axe routier Signers-Virunga, les taxis sont visibles. L’axe Goma-Sake connaît son mouvement habituel. Les transports en commun ainsi que des véhicules privés effectuent les trafics normalement.</span>
<span style="font-weight: 400;">Sur le boulevard secondaire partant du carrefour TMK passant par le campus universitaire du lac, gouvernorat de province (Quartier Himi) jusqu’à la jonction avec la rue menant à l’ULPGL au quartier Kyeshero, les mouvements sont habituels.</span>
<span style="font-weight: 400;">Cependant, les commerces n’ont pas encore ouvert. Boutiques et magasins restent encore fermés sur l’axe Goma-Sake ainsi qu’au centre ville de Goma.</span>
<span style="font-weight: 400;">Au grand marché de Virunga (Nord de la ville), les activités ouvrent d’habitude aux environs de 9 heures. Mais ce matin, tous les vendeurs sont encore debout aux alentours du marché.</span>
<i><span style="font-weight: 400;">“Nous attendons encore voir comment les choses vont évoluer. D’habitude nos marchandises sont entreposées ici au marché. Mais les propriétaires des dépôts ne veulent pas encore ouvrir les portes pour que nous accédions à nos produits. C’est ainsi que nous chômons jusqu’à présent”</span></i><span style="font-weight: 400;">, a déclaré une vendeuse de friperie au marché de Virunga. </span>
<span style="font-weight: 400;">Dans la partie Ouest, des maisons de quincaillerie et Stations de carburant ne sont pas opérationnelles.</span>
<span style="font-weight: 400;">Au centre commercial de Birere (Est), les boutiques et magasins n’ont pas encore ouvert leurs portes. Quelques vendeurs curieux sont debout devant leurs maisons commerciales.</span>
<span style="font-weight: 400;">Sur plusieurs artères de la ville, une présence policière est remarquée. Près du campus universitaire du lac, une dizaine de policiers campe au niveau de l’ancien bureau de l’unité de Police des Polices (PP).</span>
<span style="font-weight: 400;">Au Commissariat provincial de la police en face du stade de l’unité, la sécurité est également renforcée avec des éléments policiers supplémentaires.</span>
<span style="font-weight: 400;">A la bifurcation TMK, des policiers munis des boucliers sont également présents. Au carrefour Instigo, des forces de l’ordre sont déployés au niveau de la passerelle aérienne.</span>
<span style="font-weight: 400;">Les patrouilles motorisées de la police effectuent des rondes à travers les axes Nord et Ouest reconnus comme zones de turbulence.</span>
<b>Patrick Maki</b>