Pour Olivier Kamitatu, l’accord conclu sous la modération de la CENCO est satisfaisant car il tourne la page du régime Kabila, dit-il, vu qu’il s’inscrit dans la logique de l’alternance politique.
<blockquote class="blockquote-style-1 position-center text-left width-90" data-style="style-1" data-position="center" data-align="left" data-width="90">"Je suis largement satisfait. Ça rencontre en grande partie nos attentes. Un accord n’a jamais été complet. C’est juste un compromis global inclusif. C’est-à-dire que chacun a su se départir de certaines exigences. Mais par rapport à l’accord de la cité de l’Union africaine, il y a de grandes avancées. Le principe de l’alternance va être maintenant mise en œuvre. Donc il n’y aura pas un troisième mandat pour le président Joseph Kabila, les élections auront lieu en 2017, un gouvernement sera mis en place, le Premier ministre sera désigné par le Rassemblement. Il y aura un conseil national qui pourra suivre le compromis et le processus électoral, c’est extrêmement important. Donc tous les éléments garantissent que le président Joseph Kabila n’a pas de légitimité mais il va rester à la tête du pays jusqu’à l’élection d’un nouveau président.", a-t-il dit.</blockquote>
En outre, ce membre du Rassemblement et signataire de cet accord a également dit que ce compromis politique est très inclusif du fait que ça implique les trois protagonistes majeurs de la crise à savoir Moise Katumbi, Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi.
<blockquote class="blockquote-style-1 position-center text-left width-90" data-style="style-1" data-position="center" data-align="left" data-width="90">"La décrispation c’est d’abord une question de confiance. Et la confiance il faut la forger par des actes. Moise Katumbi lui-même nous a dit qu’il ne veut pas être un obstacle à la solution. Parce qu’un intérêt particulier ne peut pas bloquer toute une nation. Donc il fait preuve de dépassement. C’est pour ça que le Rassemblement a décidé de porter cette question à la CENCO et celle-ci a accepté cette mission. Et je crois que Moise Katumbi il a fait preuve d’une chose extraordinaire à la politique. Il a laissé son intérêt personnel de côté, parce que c’est difficile de vivre en exile avec la perspective d’être arrêté dans son pays, mais il lui a laissé son intérêt personnel pour l’intérêt de la nation. Et la joie qu’on entende aujourd’hui elle est également le fait de Moise Katumbi parce qu’il aurait pu aussi tout bloquer. Parce que vous le savez que son cas c’est des montages tout grossiers. Je crois qu’on a tous intérêt à nous surpasser. Moise Katumbi doit rentrer dans le pays. Jean-Claude Muyambo et tous les prisonniers politiques doivent être libérés. La liberté ne se transige pas. C’est le droit de tous les Congolais à vivre libre. Je crois que l’accord est largement inclusif. Tel que les évêques l’ont dit, trois personnes peuvent trouver une solution aux problèmes du Congo. Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi et Moise Katumbi, je crois que ce triangle est largement inclusif", ajoute-t-il.</blockquote>
Stanys Bujakera Tshiamala