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Crise en RDC : la C64 plaide pour un dialogue national inclusif et rejette toute issue militaire

La C64 à Rome

La coalition C64 estime qu'il n'existe pas d'issue militaire à la crise que traverse la République démocratique du Congo. Dans une déclaration depuis Rome après l'adoption de la loi sur le référendum par l'Assemblée nationale, elle appelle à un dialogue national inclusif en vue de la cessation des hostilités, de la réunification du pays et du renforcement de la cohésion nationale. Elle plaide pour des discussions avec toutes les parties au conflit afin de mettre fin à l'escalade militaire et à la crise humanitaire.

La coalition demande que le processus de Doha soit coordonné et aboutisse à des résultats vérifiables. Elle cite le respect du cessez-le-feu, un mécanisme crédible de contrôle de sa mise en œuvre, la protection des civils et l'accès humanitaire. Selon elle, le moment est venu d'intégrer au dialogue national les questions de gouvernance prévues dans les six protocoles additionnels de Doha. La C64 exige aussi l'application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui demande notamment le retrait des troupes étrangères du territoire congolais.

Sur le plan politique, la C64 réagit au vote du 23 octobre 2026. Ce jour-là, l'Assemblée nationale a adopté, après nouvelle délibération, le texte fixant les conditions d'organisation du référendum. La coalition rappelle qu'« une majorité parlementaire, quelle qu'elle soit, ne peut s'affranchir de la Constitution ». Pour elle, une loi référendaire ne saurait contourner les verrous de l'article 220, notamment ceux qui portent sur le nombre et la durée des mandats présidentiels. Elle affirme qu'« aucune ambition personnelle, ni mission invoquée par Félix Tshisekedi et ses partisans » ne peut justifier « la confiscation du pouvoir » ni la remise en cause de l'alternance démocratique. « Une constitution n'a pas à être aimée ni désirée. Elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée », insiste le texte.

Se réclamant de l'article 64 de la Constitution, dont elle tire son nom, la C64 dit appliquer la même exigence au pouvoir et au mouvement armé. Elle condamne ce qu'elle qualifie de « projet de coup d'État constitutionnel » qui viserait à détourner les institutions et les forces de sécurité pour maintenir le régime au-delà des limites constitutionnelles. Elle condamne aussi, « avec la même fermeté », le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s'y installer.

La coalition réaffirme son attachement à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la RDC, et souligne que sa ligne politique demeure constante. Elle rejette tout changement de Constitution, tout troisième mandat, tout report des élections prévues en 2028 et toute forme de maintien au pouvoir en dehors du cadre constitutionnel. Elle s'oppose également à toute prise du pouvoir par les armes. Selon la C64, la Constitution et les lois de la République s'imposent à tous.