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Nord-Kivu : la fermeture de la route Goma-Walikale par le FRN entraîne une flambée des prix à Walikale

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La hausse des prix des produits de première nécessité affecte fortement le quotidien des habitants de Walikale, au Nord-Kivu. Cette situation est consécutive à la fermeture, depuis environ un mois, de la route Goma-Walikale par les rebelles du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), obligeant les opérateurs économiques à emprunter des itinéraires de contournement plus coûteux pour approvisionner plusieurs agglomérations de Walikale.

Cette flambée des prix est particulièrement perceptible sur les produits alimentaires de base. Un tige de savon, qui se vendait auparavant à 1.000 FC, coûte désormais 2.500 FC. De même, un sachet de sel vendu à 1.500 FC se négocie actuellement à 5.000 FC.

"Ici, nous souffrons énormément, vraiment ! ," témoigne un habitant de Kibua, décrivant les difficultés auxquelles les ménages sont confrontés pour se procurer les produits indispensables à leur alimentation quotidienne.

Cette augmentation des prix réduit davantage le pouvoir d'achat des familles, notamment celles qui disposent de faibles revenus et qui peinent désormais à couvrir leurs besoins essentiels. La même situation est également signalée à Mpofi, Mutongo et Pinga, où les consommateurs subissent les conséquences des perturbations dans l'approvisionnement des marchés locaux.

Du côté des commerçants, cette hausse est principalement attribuée à l'augmentation des frais de transport. Les marchandises en provenance de Bukavu transitent par Walikale avant d'être acheminées vers Kibua et les autres localités concernées. Parallèlement, les transporteurs en provenance de Goma doivent passer par le Sud-Kivu pour rejoindre Walikale, ce qui allonge les trajets et occasionne des dépenses supplémentaires.

Selon les opérateurs économiques, ces surcoûts se répercutent directement sur les prix de vente afin de couvrir les frais engagés pour acheminer les marchandises jusqu'aux consommateurs.

Les répercussions de cette situation ne se limitent toutefois pas aux seuls produits manufacturés. La hausse des prix des marchandises importées entraîne également celle de certains produits locaux, accentuant les difficultés des ménages dans un contexte où l'accès aux biens de première nécessité devient de plus en plus coûteux. C'est par exemple un verre de haricots qui coûtait 500FC, se vend aujourd'hui à 1.500Fc. Un gobelet de farine de manioc se négocie aujourd'hui à 1.000Fc alors qu'il s'achetait à 500FC il y a peu.

Les habitants de ces agglomérations continuent ainsi de subir les conséquences de la perturbation de cet axe routier stratégique pour les échanges commerciaux entre Goma et Walikale. La réouverture de la route apparaît comme un enjeu important pour faciliter l'approvisionnement des marchés et contribuer à la stabilisation des prix.

En attendant une amélioration de la situation, les populations de Kibua, Mpofi, Mutongo et Pinga restent confrontées à une dégradation de leurs conditions de vie, marquée par la cherté des produits de première nécessité.