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RDC : le gouvernement engage une nouvelle étape dans la formalisation de l’économie informelle

Photo d'illustration

Le ministère de l’Économie nationale a franchi une nouvelle étape dans le processus de formalisation de l’économie informelle en République démocratique du Congo. Trois documents stratégiques consacrés à cette réforme ont été validés à l’unanimité, moyennant des amendements, lors d’un atelier technique organisé à Kinshasa. Une initiative portée par le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, qui entend faire de la formalisation un levier de croissance économique, de création d’emplois décents et de prospérité partagée.

Placés sous le haut patronage du président de la République et sous la coordination de la Première ministre, les travaux se sont déroulés au Centre Saint-Pierre Claver, dans la commune de la Gombe, avec la participation des représentants des ministères sectoriels, des administrations publiques, du secteur privé, des organisations professionnelles, de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts ayant contribué à l’élaboration des documents.

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, empêché, était représenté par le secrétaire général à l’Économie nationale, qui a présidé les travaux.

Daniel Mukoko Samba veut transformer l’économie informelle en moteur de croissance

Au cœur de cette démarche figure la volonté du ministère de l’Économie nationale de faire de la formalisation des activités économiques un instrument de transformation structurelle de l’économie congolaise.

Selon le diagnostic présenté au cours de l’atelier, près de 80 % de l’économie congolaise relève du secteur informel. Cette situation constitue un défi majeur pour les pouvoirs publics, notamment en matière de création d’emplois décents, de productivité des entreprises, de protection sociale et d’élargissement de l’assiette fiscale.

Pour Daniel Mukoko Samba, à travers les orientations défendues par son ministère, l’enjeu ne consiste pas uniquement à enregistrer les activités économiques exercées en dehors du cadre formel. Il s’agit plutôt de créer les conditions permettant aux acteurs concernés d’intégrer progressivement l’économie formelle, de développer leurs entreprises et de contribuer davantage à la croissance nationale.

Au nom du patron de l’Économie nationale, le secrétaire général a présenté trois instruments stratégiques destinés à structurer cette politique et à favoriser la création d’emplois.

« Notre ambition n’est pas de produire des documents, mais de produire des résultats pour des entreprises productives. La réussite de cette formalisation passe par la bonne collaboration entre l’État et les opérateurs économiques », a-t-il souligné.

Cette déclaration met en évidence l'orientation défendue par le ministère : privilégier des mesures concrètes susceptibles d'améliorer les conditions d'exercice des activités économiques et de renforcer la productivité des entreprises.

Trois documents stratégiques validés

L'atelier technique avait pour objectif principal de finaliser et de valider les documents stratégiques relatifs à la formalisation de l'économie informelle.

Après la phase officielle, Henry Kamvunze, expert ayant participé à l'élaboration du diagnostic, de la politique et des stratégies nationales sur la formalisation de l'économie informelle, a présenté les principaux axes et les points saillants des trois documents soumis à l'examen des participants.
Les échanges ont ensuite permis aux différentes parties prenantes de formuler leurs observations et d'apporter des contributions en vue de consolider les textes.
À l'issue des discussions, les trois documents ont été validés à l'unanimité, moyennant des amendements. Un procès-verbal de validation a été signé pour clôturer officiellement les travaux.

Cette validation constitue une étape importante dans le processus engagé par le ministère de l'Économie nationale. Elle ouvre la voie à la phase de mise en œuvre, qui devra permettre de traduire les orientations retenues en actions concrètes sur le terrain.

L'OIT et le PNUD réaffirment leur accompagnement

Le processus bénéficie également de l'appui de partenaires internationaux, notamment l'Organisation internationale du Travail (OIT) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Prenant la parole au nom de l'OIT, M. Gomez a remercié les autorités congolaises pour leur confiance et réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner cette initiative.

L'OIT entend notamment mettre son expertise à contribution afin que les instruments élaborés puissent favoriser la création de millions d'emplois décents.

De son côté, Oasis Kobila Tedika, représentant du PNUD, a réitéré l'engagement de son institution aux côtés du ministère de l'Économie nationale. Il a rappelé l'appui apporté à la réalisation d'un diagnostic approfondi de l'économie informelle et assuré que l'accompagnement pourrait se poursuivre au-delà de la validation des documents, notamment durant leur mise en œuvre.

Ces engagements témoignent de l'importance accordée à la coopération entre les autorités congolaises et les partenaires au développement dans la conduite de cette réforme.

Le statut de l'entreprenant au centre du processus

Pour faciliter la transition des acteurs de l'économie informelle vers le secteur formel, plusieurs mécanismes sont envisagés, notamment le statut de l'entreprenant prévu par le cadre juridique de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).

Lors de l'atelier, Chantal Mwarabu, représentante de la Primature, a présenté l'organigramme de la coordination du processus de formalisation. Elle a insisté sur l'importance de ce statut, considéré comme l'un des instruments susceptibles de faciliter l'intégration progressive des petits entrepreneurs dans le secteur formel.

L'objectif est de rendre les démarches de formalisation plus accessibles et de permettre aux acteurs économiques concernés de bénéficier progressivement des avantages liés à leur intégration dans le circuit formel.

La réussite de cette démarche dépendra toutefois de la capacité des pouvoirs publics à proposer un environnement adapté aux réalités des petits commerçants, artisans, prestataires de services et autres opérateurs qui exercent leurs activités en dehors du cadre formel.

La mise en œuvre, prochaine étape de la réforme

À l'issue de l'atelier, Jocelyn Nappa, conseiller chargé de la formalisation auprès du vice-Premier ministre et ministre de l'Économie nationale, s'est félicité de l'aboutissement du processus de validation.

Il a indiqué que cette étape ouvre désormais la voie à la mise en œuvre de la politique nationale de formalisation de l'économie informelle.

Pour le ministère dirigé par Daniel Mukoko Samba, le principal défi sera donc de traduire les orientations stratégiques validées en mesures opérationnelles, capables d'améliorer la productivité des entreprises, de soutenir la création d'emplois décents et de favoriser une croissance plus inclusive.

Dans un pays où, selon le diagnostic présenté lors de l'atelier, près de 80 % de l'économie relève du secteur informel, cette réforme représente un enjeu important pour l'avenir du tissu économique national.
La validation des trois documents marque ainsi une étape dans la matérialisation de la vision des autorités congolaises visant à faire de la formalisation de l'économie informelle un levier de croissance socio-économique et de prospérité partagée en République démocratique du Congo. Son impact dépendra désormais de la mise en œuvre effective des mesures retenues et de la collaboration entre l'État, les opérateurs économiques et les partenaires au développement.


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