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Mobilité urbaine à Kinshasa : Bemba annonce la mise en circulation de 490 bus « Esprit de vie » avant la fin de l’année

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Alors que les transporteurs privés occupent une place prépondérante dans le secteur des transports en commun à Kinshasa, le gouvernement entend renforcer l’offre publique. Au total, 490 bus du programme « Esprit de vie » sont annoncés dans la capitale avant la fin de l’année 2026.

L’annonce a été faite vendredi 16 octobre au Sénat par le vice-premier ministre chargé des transports, Voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba, qui répondait à une question d’actualité portant notamment sur la répétition des accidents dans le pays.

« Dans le but d’améliorer la mobilité dans la ville de Kinshasa, le programme d’Esprit de vie a bénéficié d’une dotation de 490 bus déjà disponibles à Kinshasa et à Matadi, et dont la mise en circulation est prévue avant l’année 2026 », a-t-il déclaré.

La forte dépendance des Kinois aux transporteurs privés leur confère une place prépondérante dans le secteur. Cette situation s’accompagne de pratiques régulièrement dénoncées par les usagers, notamment la hausse des tarifs, le phénomène du « demi-terrain », qui consiste à interrompre une course avant son terminus, ainsi que d’autres irrégularités. Ces difficultés suscitent régulièrement des réactions sur les réseaux sociaux.

Lorsque les autorités tentent de faire respecter les règles, des associations de chauffeurs annoncent parfois des mouvements de grève, perturbant la mobilité dans la capitale. L’insuffisance de l’offre publique de transport limite ainsi les possibilités de recours des usagers en cas de paralysie du secteur privé.

13 ans après sa réation en 2013, la société publique de transport Transco peine, de son côté, à répondre à l’ensemble des besoins de déplacement des habitants de Kinshasa. Le nombre limité de bus disponibles et la couverture restreinte de certaines lignes réduisent sa capacité à desservir efficacement la capitale. Quelques véhicules encore en circulation présentent également des signes de vétusté et subissent les effets de la surcharge.

Samyr LUKOMBO