La ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, est asphyxiée depuis plusieurs années par des embouteillages chroniques, à l’origine de la fatigue, de la nervosité et de la démotivation des usagers, mais aussi d’une baisse de la productivité, entraînant des manques à gagner pour l’État. Face à cette situation, le gouvernement envisage de mettre en œuvre un important projet destiné à fluidifier le trafic entre l’aéroport international de N’Djili et le centre-ville de Kinshasa.
Devant le Sénat, vendredi 16 octobre, le vice-Premier ministre chargé des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, qui répondait à une question d’actualité sur la fréquence des accidents dans le pays, s’est également penché sur la problématique des embouteillages dans la capitale.
Il a annoncé l’existence du projet dénommé « Transit rapide aéroport-Kinshasa » (TRAK), présenté au Conseil des ministres et approuvé, qui vise à fluidifier la circulation sur cet axe, principalement desservi par le boulevard Lumumba.
« J’ai initié et présenté au Conseil des ministres, le 3 octobre 2025, le projet Transit rapide aéroport-Kinshasa, TRAK, destiné à fluidifier le trafic sur l’axe reliant le centre-ville de Kinshasa à l’aéroport international de N’Djili. Les travaux devraient débuter l’année prochaine, au mois de janvier », a-t-il déclaré devant la chambre haute du Parlement.
Présenté par le vice-Premier ministre comme « une transformation majeure », le projet prévoit la construction de plusieurs infrastructures, notamment 18 ponts surélevés, deux trémies de tunnel et 40 passages piétons, ainsi que des aménagements connexes.
Jean-Pierre Bemba a toutefois précisé que le projet se trouvait encore à l’étape des études détaillées et de la structuration financière.
« Les démarches sont activement engagées auprès des partenaires privés pour le déblocage des financements effectifs des travaux », a-t-il indiqué.