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Kinshasa : l’ASADHO clôture son projet sur l’engagement des jeunes dans la promotion et la protection de l’espace civique en RDC

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L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) a procédé, mercredi 30 septembre à Kinshasa, à la clôture de son projet intitulé « Engager les jeunes dans la promotion et la protection de l’espace civique en République démocratique du Congo », mis en œuvre pendant plusieurs mois à l’intention des jeunes issus des milieux estudiantins et des mouvements citoyens.

Appuyé techniquement et financièrement par l’ONG internationale 11.11.11, ce projet, lancé en mai dernier, visait à accompagner les jeunes des mouvements citoyens dans le renforcement de leur engagement citoyen et la promotion de l’ouverture de l’espace civique en RDC, dans un contexte marqué par le constat de son rétrécissement progressif.

Lors d’un point de presse organisé à cette occasion, Patrick Nsasa, chargé de la direction du suivi des activités des institutions publiques, a indiqué que la mise en œuvre du projet a permis d’articuler plusieurs axes d’intervention, notamment le diagnostic, la formation, la campagne numérique, l’enquête législative, la participation des jeunes femmes ainsi que les engagements institutionnels.

Pour lui, l’objectif poursuivi ne se limitait pas à la formation des activistes, mais consistait davantage à renforcer leur capacité d’agir de manière structurée, documentée et responsable, dans le respect des principes du civisme démocratique.

Patrick Nsasa a également souligné que le projet entendait promouvoir une action citoyenne capable de rester ferme dans ses revendications, tout en privilégiant la non-violence, le dialogue, la documentation des faits, la mobilisation structurée, la constitution d’alliances et le recours aux mécanismes institutionnels.

L’accès à l’information publique et les manifestations publiques au cœur du plaidoyer

L’accès à l’information publique et la liberté de manifestation, deux droits fondamentaux garantis par la Constitution, ont constitué des axes majeurs de ce projet.

Selon ses initiateurs, un engagement citoyen responsable suppose notamment l’accès aux informations nécessaires à la compréhension et au suivi de l’action publique.

S’agissant de la proposition de loi relative aux manifestations publiques, initiée par l’ancien député national Delly Sesanga et votée en 2014, mais qui n’a jamais été promulguée ni publiée au Journal officiel, le projet a envisagé une nouvelle démarche législative en vue de relancer ce dossier.

L’objectif est de trouver un nouveau député national ou un groupe de députés disposé à porter cette réforme, considérée comme importante pour la vitalité démocratique et la garantie de l’exercice des libertés publiques.

De son côté, Blanchard Buka Mbaka, chargé du suivi des réformes institutionnelles et légales du projet et membre du mouvement citoyen Vici-RDC, a indiqué que la proposition de loi portant accès à l’information publique figurait également parmi les principaux dossiers de plaidoyer de la phase finale.

Portée actuellement par le député national Jacques Djoli Eseng’Ekeli, cette proposition de loi serait en cours d’enrichissement au sein de trois commissions de l’Assemblée nationale, avant son retour en plénière.

Sur le plan des résultats du projet clôturé, 13 mouvements citoyens ont pris part au diagnostic mené dans sept provinces, notamment Kinshasa, le Kongo-Central, l’Équateur et le Sud-Kivu.

Au total, 28 jeunes ont bénéficié de formations axées sur la démocratie, les médias, la non-violence, le dialogue et la construction d’alliances. La campagne numérique organisée dans le cadre du projet a, quant à elle, enregistré plus de 20 000 vues.

Par ailleurs, le forum estudiantin a réuni 52 participants, dont 31 femmes, qui ont apporté des contributions présentées comme significatives dans le cadre de cette initiative consacrée à la participation citoyenne et à la protection de l’espace civique en RDC.

Samyr LUKOMBO