Des déplacements massifs de populations sont enregistrés depuis plusieurs jours dans les villages de Kashongo, Magunda, Msongyo et Maheta, à la suite des affrontements survenus du 24 au 27 septembre 2026 entre la coalition AFC/M23, appuyée par les Red Tabara et les Twirwaheno, et les FARDC/Wazalendo.
Selon le conseil local de la jeunesse d’Itombwe, la situation socio-sécuritaire dans le secteur s’est fortement dégradée, entraînant de graves conséquences sur la protection des civils, les déplacements de populations et l’accès aux services sociaux de base.
« Les incidents rapportés du 24 au 27 septembre dans les zones de Kashongo, Magunda, Msongyo et Maheta ont provoqué d’importants mouvements de populations vers Masango, Kigoma et certaines zones forestières d’Itombwe. La circulation demeure perturbée par la présence de barrières illégales, de prélèvements forcés, de pillages de bétail et d’autres formes d’extorsion », a déclaré Mfariji Lewis, président du conseil local des jeunes.
Des affrontements ont également été signalés à Kipupu et Maheta, poussant plusieurs habitants à se réfugier à Masango et dans ses environs.
Le conseil local souligne qu’une proportion importante des ménages déplacés est actuellement sans abri adéquat, confrontée à des difficultés d’accès à la nourriture et à l’eau potable. Plusieurs écoles et structures sanitaires seraient fermées, endommagées ou difficilement accessibles, tandis que les activités agricoles, principale source de revenus, sont fortement perturbées.
Les femmes, enfants, jeunes et personnes âgées figurent parmi les groupes les plus exposés aux risques de protection, sans bénéficier d’aucune assistance.
Face à cette situation, le conseil local de la jeunesse d’Itombwe plaide pour le renforcement de la protection des civils, l’évaluation urgente des besoins humanitaires des déplacés et communautés d’accueil, une assistance d’urgence en vivres, eau, abris, articles ménagers essentiels et soins de santé, la réouverture et sécurisation des structures scolaires et sanitaires, la facilitation de l’accès humanitaire et la protection des moyens de subsistance (agriculture et cheptel).