En Ituri, la riposte contre Ebola doit composer avec des voyageurs qui circulent entre les zones de santé.
L’Organisation internationale pour les migrations a suivi leurs déplacements pendant une semaine, à sept points de contrôle.
Ses données montrent où vont certains voyageurs, mais aussi ce que ce dispositif ne peut pas voir.
Comment assurer la surveillance lorsque les trajets se poursuivent au-delà de ces postes ?
Entre le 7 et le 13 septembre, l’OIM a compté plus de 65 000 passages à sept points de contrôle en Ituri. Une même personne peut avoir été comptée plusieurs fois.
Les équipes ont aussi interrogé des voyageurs sur leur provenance et leur destination. Parmi les trajets qui ont pu être reconstitués, plus de neuf sur dix franchissent la limite d’une zone de santé.
Et 13,6 % partent d’une zone ayant signalé de nouveaux cas d’Ebola cette semaine-là vers une zone qui n’en a pas signalé.
Ce chiffre indique où la surveillance doit être attentive. Il ne signifie pas que ces voyageurs étaient infectés.
Il reste aussi une part invisible : les sept postes ne couvrent pas toutes les routes, ni les déplacements effectués en dehors de leurs heures d’ouverture. Et tous les entretiens n’ont pas permis d’établir un trajet complet.
Pour suivre ces mouvements d’une zone à l’autre, il faut donc relier les informations recueillies aux postes et élargir progressivement leur couverture.