La situation humanitaire devient de plus en plus préoccupante à Kalinga, dans le groupement Kisimba (territoire de Walikale), où plusieurs ménages de déplacés y ont trouvé refuge après avoir fui les affrontements signalés le 13 septembre à Chanjikiro et Buhimba, entre les rebelles de l’AFC/M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les wazalendo.
Selon les informations recueillies dans la région, ces familles ont rejoint Kalinga à la recherche d’un environnement plus sûr. Elles sont accueillies par des ménages de la communauté locale, eux-mêmes confrontés à des difficultés économiques et alimentaires. Cette situation met à rude épreuve les capacités des familles d’accueil.
Avec l’arrivée de nouveaux membres dans leurs foyers, les ressources disponibles pour l’alimentation, l’accès aux soins de santé et les autres besoins essentiels deviennent insuffisantes. Certaines familles d’accueil, déjà vulnérables avant l’arrivée des déplacés, peinent désormais à répondre aux besoins de leurs propres membres et de ceux qu’elles hébergent.
La prise en charge alimentaire figure parmi les principales préoccupations. L’augmentation du nombre de personnes à nourrir entraîne une pression supplémentaire sur les réserves des ménages. L’accès aux soins médicaux constitue également une difficulté, particulièrement pour les enfants, les femmes et les personnes présentant des besoins spécifiques.
Face à cette situation, le secrétaire administratif du groupement Kisimba, Lavie Changwi, lance un appel aux organisations humanitaires afin qu’elles interviennent rapidement en faveur de ces populations déplacées. Il demande notamment aux acteurs humanitaires de se rendre à Kalinga pour procéder à un dénombrement des ménages ayant fui Chanjikiro et Buhimba. Cette opération devrait permettre de déterminer le nombre exact de personnes déplacées, d’identifier leurs besoins prioritaires et de planifier une réponse adaptée.
Lavie Changwi estime que l’évaluation des besoins constitue une étape importante pour permettre aux organisations humanitaires de cibler leur assistance, notamment dans les domaines de l’alimentation, de la santé et des biens essentiels.
L’appel intervient alors que les déplacements de populations continuent d’être enregistrés dans plusieurs zones du territoire de Walikale à la suite de la dégradation de la situation sécuritaire. À Kalinga, la pression exercée sur les familles d’accueil illustre ainsi les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés locales lorsqu’elles doivent prendre en charge, avec des moyens limités, un nombre croissant de personnes ayant fui les violences.