L’opposant Martin Fayulu s’est sauvé de justesse mardi, lorsque la marche organisée par la coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a viré aux affrontements entre manifestants et militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à hauteur de la 11ᵉ rue, à Limete.
Après son retour au siège de son parti, l’ECIDé, présenté comme point de chute par l’hôtel de ville, Martin Fayulu s’en est pris aux policiers déployés à l’extérieur du siège de son parti. Devant la presse, il a imputé la responsabilité des violences à l’hôtel de ville de Kinshasa.
« On leur a dit que nous n’avons pas besoin de la violence. Et qui a fait la violence ? C’est l’hôtel de ville, via la police et les éléments de la force du progrès, milice privée du parti-État, l’UDPS », a lâché Martin Fayulu.
Évoquant ce qu’il qualifie de répression d’une marche pourtant autorisée, le président de l’ECIDé a, dans la foulée, exigé la des autorités dont le gouverneur et le responsable de la police dans la capitale ainsi que de « tous ceux qui sont dans cette ligne-là de commandement », qu’il tient pour responsables des violences ayant marqué le cortège parti de l’échangeur de Limete.
Pour Martin Fayulu, les dégâts humains ont été limités grâce aux « vrais combattants ». Il accuse également la police d’avoir tendu un « guet-apens » aux manifestants en les laissant à la merci de jeunes se réclamant de la force du progrès.
À ce stade, aucun bilan officiel des heurts survenus à la 11ᵉ rue de Limete n’a été communiqué, ni par la C64 ni par l’hôtel de ville de Kinshasa. Plusieurs personnes ont toutefois été blessées, après des échauffourées impliquant des jeunes présents aux abords du siège de l’UDPS, munis d’armes blanches.
La marche qui avait débuté dans un contexte laissant entrevoir une issue pacifique, s’est finalement achevée dans la violence, et n'a pas abouti comme souhaité les organisateurs.
Samyr LUKOMBO