La zone de santé de Penzwa, située dans le territoire de Kiri (province de Mai-Ndombe) est frappée de plein fouet par la malnutrition, qui a déjà fait 25 décès, en majorité parmi les peuples autochtones pygmées, depuis le mois de juin dernier.
Selon le médecin chef de zone, plus de 500 personnes sont touchées par cette maladie dans l’ensemble de la zone. Dr Gustave Bola explique cette situation par plusieurs facteurs, notamment l’accès difficile aux denrées alimentaires, la pauvreté et le manque d’emploi au sein des populations autochtones, majoritairement dépourvues de sources de revenus leur permettant de subvenir à leurs besoins.
Le constat établi par la zone de santé révèle également que la communauté locale consomme très peu de légumes et s’adonne à l’alcool dès les premières heures de la journée, au détriment des activités professionnelles.
Au-delà de la sensibilisation menée en faveur d’un changement de mentalité, la zone de santé se trouve à court de moyens pour engager une riposte efficace. Quelques institutions, structures humanitaires et particuliers sont déjà venus en aide, mais les cas continuent de s’accumuler.
« Il faudra que nous puissions avoir une prise en charge intégrée, c’est-à-dire dans toute la zone de santé. Car il y a vraiment beaucoup de cas. Nous avons plus de 500 cas. Si on peut avoir une aide, avoir tous les intrants nécessaires pour la prise en charge des cas de malnutrition, car les moyens locaux ne sont pas vraiment suffisants et ils ne prennent pas non plus beaucoup de temps », a déclaré le Dr Gustave Bola, médecin chef de zone de santé de Penzwa, à Kiri.
Selon une alerte du gouvernement provincial du Maï-Ndombe en juillet dernier, la maladie était concentrée chez les personnes âgées de 2 à 50 ans. Les personnes affectées présentaient notamment de la fièvre, des céphalées ainsi qu’un gonflement des jambes et du visage.
Jonathan Mesa