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Rutshuru : privé d’eau potable depuis plusieurs mois, Kibirizi reçoit du matériel de MSF pour réhabiliter son réseau d’eau

Carte du territoire de Rutshuru

L’organisation humanitaire internationale Médecins sans frontières (MSF) a remis, depuis jeudi 30 juillet 2026, un lot de matériels d’adduction d’eau au Comité d’Adduction d’Eau de la cité de Kibirizi, dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Selon MSF, ce soutien vise à améliorer l’approvisionnement en eau des communautés locales et des personnes déplacées, estimées à 90 000 personnes, particulièrement exposées aux maladies d’origine hydrique, notamment le choléra.

MSF fait savoir que l’accès à une eau potable de qualité reste un défi quotidien pour les habitants de Kibirizi. Grâce à ce rééquipement, les équipes locales s’attellent désormais à la remise en service rapide du réseau d’eau potable afin de sécuriser les ménages et de contribuer à réduire les risques de contamination.

Depuis mai 2026, l’accès à l’eau est devenu particulièrement difficile pour la population locale. Les bornes-fontaines aménagées par l’organisation Mercy Corps sont tombées en panne en raison de la dégradation avancée de la tuyauterie et de l’assèchement progressif de plusieurs sources.

Pour répondre aux alertes répétées du comité local, MSF a mis à disposition du matériel technique d’urgence, notamment 22 rouleaux de tuyaux de 100 mètres chacun, ainsi que 24 raccords à compression et un raccord réducteur.

Dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC, l’accès à une eau de qualité constitue également une mesure essentielle de prévention et de contrôle des infections.

Au début du mois de juin, la pénurie d’eau potable avait également affecté les structures sanitaires de l’agglomération de Kibirizi. La situation avait suscité l’inquiétude des habitants, qui déploraient l’assèchement, depuis environ un mois, de toutes les bornes-fontaines aménagées par des organisations humanitaires.

Les bornes-fontaines aménagées par l’ONG Mercy Corps étaient restées à sec pendant la journée, obligeant les habitants à parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre des ruisseaux et des sources non aménagées, avec les risques sanitaires que cela comporte.
Face à cette situation qui affecte la vie quotidienne des habitants et le fonctionnement des services de santé, la population avait appelé à une intervention d’urgence.

Josué Mutanava, à Goma