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Walikale : plus de 1 500 élèves risquent de rater la rentrée scolaire dans la localité Banakindi, toutes les écoles étant détruites par la guerre de l’AFC/M23

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À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, l’inquiétude monte dans la localité Banakindi, en groupement Kisimba, territoire de Walikale, dans la province éducationnelle Nord-Kivu 3. Plus de 1 500 élèves risquent de ne pas reprendre le chemin de l’école en raison de la destruction des infrastructures scolaires dans cette partie de la sous-division provinciale de l’Éducation nationale Walikale 3.

La situation concerne notamment trois écoles primaires, Mwirya, Mindjendje et Katobo, ainsi que l’Institut Mpety. Leurs bâtiments ont été détruits pendant la période d’occupation de la zone par les rebelles de l’AFC/M23.

Selon des sources coutumières de Banakindi, les infrastructures scolaires ont été lourdement endommagées et les planches qui constituaient une partie des bâtiments ont été utilisées comme bois de chauffe par les combattants. Les livres, fournitures et autres matériels didactiques ont également été brûlés.

« Nos enfants veulent étudier, mais ils n’ont plus de salles de classe où aller. Les bâtiments ont été détruits et même les matériels scolaires ont disparu. Nous demandons aux autorités de ne pas oublier Banakindi », témoigne un notable local.

La situation devient d’autant plus préoccupante que la rentrée scolaire approche. Après plusieurs mois de déplacement liés à l’insécurité, les populations ont progressivement regagné leurs villages. Mais leur retour se heurte désormais à un autre défi : l’absence des infrastructures sociales de base, notamment les écoles.

« Les habitants sont revenus dans leurs villages, mais ils trouvent des écoles détruites. Si rien n’est fait rapidement, nos enfants seront encore une fois privés de leur droit à l’éducation. Nous lançons donc un appel aux autorités et aux organisations qui interviennent dans le secteur de l’éducation », plaide Barthelemy Bakangana, Secrétaire administratif de la localité Banakindi.

Les autorités locales confirment que les différents villages de la zone ont déjà accueilli des retournés. Toutefois, elles indiquent que les besoins restent importants, particulièrement dans les secteurs de l’éducation et des infrastructures de base.

Face à cette situation, la notabilité de Banakindi appelle le gouvernement, ses partenaires, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté à intervenir en urgence pour reconstruire les écoles détruites et les doter de mobilier, de livres et de matériels didactiques.

« Nous souhaitons que la rentrée scolaire puisse effectivement avoir lieu ici comme ailleurs. Il faut reconstruire ces écoles afin que les enfants retournés avec leurs familles puissent retrouver le chemin de l’école dans des conditions dignes », insiste Lavie Changwi, secrétaire administratif du groupement Kisimba.

Dans la localité Banakindi, l’enjeu dépasse ainsi la simple reprise des cours. Pour les familles retournées, la réhabilitation des écoles représente une étape essentielle pour permettre aux enfants affectés par le conflit de renouer avec leur parcours scolaire et de retrouver un cadre de vie normal.