« La RN 17, notre priorité, notre combat, nous exigeons le début des travaux », c'est le message que l'on peut lire sur les calicots des jeunes de la ville de Bandundu qui ont pris d'assaut les artères principales du chef-lieu du Kwilu pour exiger la concrétisation du projet d'asphaltage de la RN17, tronçon Mongata-Bandundu, en passant par le territoire de Kwamouth.
Tous vêtus de blanc, ils ont parcouru, à l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les avenues Wamba, Kwango, Fatundu et Lumumba, pour chuter au siège du gouvernement provincial du Kwilu pour le dépôt de leur mémorandum.
Dans ce dernier, ils ont peint un tableau sombre, cinq mois après la promesse du Président de la République, lors de la 13e session de la Conférence des Gouverneurs : bourbiers, nids-de-poule, ravins et herbes qui transforment en un périple la distance de 240 km, qui peut être parcourue en quelques heures. Les travaux n'ont jamais débuté et aucun programme n'est donné à ce propos.
« Nous exigeons le début immédiat et effectif des travaux d'asphaltage du tronçon Mongata-Bandundu conformément aux promesses du Président de la République, la disponibilité du financement dédié à la modernisation de cet axe routier, l'audit et le suivi réguliers et rigoureux des entreprises attributaires du marché afin d'éviter tout abandon et la sécurisation totale de l'axe, afin de faciliter l'exécution des travaux », ont déclaré les manifestants.
En mars dernier, bien avant la 13e session de la Conférence des Gouverneurs, le gouvernement congolais avait officiellement sollicité un financement de la Banque africaine de développement (BAD) pour le bitumage de 260 km de la route nationale 17 (RN17), un axe jugé stratégique entre Mongata et Bandundu-Ville pour désenclaver cette région agricole.
Cette volonté a été réitérée par le président de la République, qui avait fait une annonce double : l'instruction donnée au gouvernement de moderniser la RN17 et de construire le port de Bandundu. Une visite du site de l'OCPT avait même été effectuée par Félix Tshisekedi, bien avant son retour dans la capitale.
Jonathan Mesa