Invité ce samedi du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le directeur de cabinet de Moïse Katumbi a vivement rejeté la thèse d'un « auto-exil » avancée par le pouvoir, renvoyant la question à ses auteurs.
« Le pouvoir se pose la question ? Il faut la poser au pouvoir. Pourquoi m'a-t-on arraché mon passeport diplomatique à N'djili, alors que tous les autres anciens chefs de corps y ont droit ? Pourquoi me l'a-t-on arraché ? Quel signal le pouvoir, qui semble amnésique, a-t-il voulu me donner ? », a-t-il lancé.
Il évoque également des pressions subies durant la campagne électorale : « Des militaires ont débarqué, procédant à des enrôlements collectifs, avec des menaces. C'est la raison pour laquelle j'ai été obligé de prévenir ce qui allait m'arriver. »
Il ajoute que la « traque des opposants » n'a rien de secret, citant les cas d'Aubin Minaku, d'Emmanuel Ramazani Shadary et de Nathanaël Onokomba, actuellement emprisonnés : « Quand on déplaît, on vous poursuit, on vous arrête. Pour un opposant, c'est l'exil ou la prison. »
Interrogé sur le terme d'« auto-exilé » employé par le pouvoir, Olivier Kamitatu s'en prend directement à la formule : « C'est quoi, l'auto-exilé, Monsieur Stanis Bujakera ? J'aime bien le français. Que voulez-vous dire par là ? Que je suis quelqu'un qui se complaît dans une martyrologie, à dire : regardez comment on me frappe ? Non. Je pense que le pouvoir sait très bien qui il veut voir comme opposant complaisant, et je ne fais pas partie de l'opposition choisie par le pouvoir. »