Le ministre de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale a signé, vendredi 17 juillet dernier, un arrêté imposant une évaluation individuelle de risque à toutes les personnes ayant séjourné dans les zones de santé affectées par la maladie à virus Ebola, avant tout déplacement international. Cette mesure se conforme aux procédures nationales de surveillance sanitaire.
Le texte de ce document énumère en effet trois niveaux de risque établis, entre autres celui des personnes classées en catégorie A, lesquelles sont soumises aux mesures d'isolement et aux restrictions de déplacement prévues à l'article. Les personnes classées en catégorie B, elles, peuvent être autorisées à voyager lorsque les conditions de surveillance sanitaire à destination sont réunies et qu'aucune contre-indication médicale n'est constatée, tandis que celles classées en catégorie C peuvent voyager sans délai particulier, sous réserve de poursuivre leur auto surveillance pendant vingt et un (21) jours et de respecter les recommandations des autorités sanitaires.
L’arrêté ministériel ajoute qu’aux points d'entrée, conformément au Règlement Sanitaire International (2005), l'organisme public chargé de la surveillance sanitaire aux postes frontaliers, constitue l'autorité sanitaire opérationnelle chargée de l'évaluation du risque, du contrôle sanitaire des voyageurs, de la délivrance des avis sanitaires ainsi que de la coordination des interventions avec les autres services de l'Ordre Opérationnel.
« Le contrôle sanitaire est obligatoire avant toute formalité de départ ou d'arrivée. Les compagnies collaborent à cet effet avec le service chargé de la surveillance sanitaire aux postes frontaliers. La coordination avec le pays de destination du voyageur est obligatoire pour tout voyageur faisant l'objet d'une surveillance sanitaire », précise Roger Kamba.